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La polémique autour de la creatine : dopage
ou pas?
Très consommés aux USA, les suppléments
nutritionnels ont de plus en plus de succès
en France. Généralement, on leur reproche de
ne pas avoir prouvé selon des protocoles
d'études scientifiques leur efficacité et
leur sûreté d'utilisation. Ce n'est pas le
cas de la creatine.
Les données scientifiques accumulées ont
prouvées que la supplémentation en creatine
améliore les performances et n'entraîne pas
d'effets secondaires néfastes pour la santé.
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Il est difficile d'expliquer la polémique
démesurée autour de la creatine qui a eu
lieu en France. L'efficacité de la creatine
et son grand succès parmi les sportifs
explique peut être en partie cette affaire.
Avec la multiplication des affaires de
dopage gangrenant le monde du sport en 1998,
les autorités chargées de la lutte contre ce
fléau ont voulu marquer le coup et tout
faire pour classer la creatine parmi les
produits dopants. Certains pensent que le
gouvernement avait fait pression sur l'AFSSA
pour qu'elle n'autorise pas l'utilisation de
la creatine en nutrition humaine. Il fallait
un message fort :
«Les sportifs ne sont pas
assez intelligents pour comprendre la
différence entre dopage et supplémentation»
Le fameux rapport de l'AFSSA tant critiqué à
l'époque, décrivait la creatine comme
potentiellement cancérigène. |
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Les experts
mondiaux sur la creatine, n'ont pas tardés à
réagir aux conclusions du rapport, comme
Markus Wyss : «C'est un exemple typique de
mauvaise interprétation des données
scientifiques» ou Mark Tarnopolsky : «Aucune
étude chez l'homme suggère que la creatine
augmente le risque de cancer».
Entre temps, les médias s'emparèrent de
l'affaire "creatine" en l'assimilant à un
produit dopant dangereux pour la santé au
même titre que les steroides anabolisants.
Finalement, la creatine pourtant autorisée
par les instances sportives comme le CIO et
les fédérations, fut ni interdite, ni
autorisée en France, tombant dans un vide
juridique total...
La lutte contre le dopage est une bonne
chose, mais il ne faut pas se tromper de
cible. En assimilant la creatine aux
steroides, on aide pas les sportifs bien au
contraire : les steroides anabolisants, les
pro-hormones, sont interdits et heureusement
vu leur nocivité, mais si la confiance est
perdue envers ceux qui sont censés nous "protéger",
tout peut être remis en question.
A mon avis, la France aurait du autoriser la
creatine à la vente en exerçant des
contrôles très strictes sur les produits au
lieu de laisser le consommateur, qui
consommera de toute façon, seul dans un
marché ou l'on risque d'acheter des produits
souillés ou contaminés.
Si mes informations sont bonnes, je crois
que c'est maintenant le cas en France.
>> Les
différents types de creatine - Partie 1
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