|
Besoins en énergie et
macronutriments
Les besoins énergétiques sont
divisés de la façon suivante :
●
Métabolisme de base : énergie
nécessaire au maintien des fonctions
vitales.
●
Thermorégulation : énergie
nécessaire au maintien de la
température corporelle (37,5°C).
●
Energie dépensée lors d’activité
physique (l’activité musculaire
augmentant surtout à partir de 5-6
mois)
●
Coût énergétique de la croissance :
la synthèse de nouveaux tissus est
consommatrice d’énergie (sous forme
d’ATP) mais également de protéines
et de lipides.
Les individus pratiquant une
activité sportive régulière ont des
besoins énergétiques supérieurs à
ceux qui n’en pratiquent pas. Une
activité physique légère augmente le
métabolisme de base d’environ un
tiers, une activité physique modérée
de 2/3 et une activité physique
importante va jusqu'à doubler cette
valeur. Plus un individu aura une
masse musculaire développée plus ses
besoins en énergie seront élevés.
En
effet contrairement au tissu
adipeux, le muscle nécessite de
l’énergie pour fonctionner. A noter
cependant que les individus
pratiquant une activité physique ou
sportive de loisir d’intensité
modérée, à raison de 3 sessions par
semaine et ne dépassant un total de
trois heures, ne nécessite pas
d’apport calorifique supplémentaire.
Les variations individuelles sont
donc considérables, elles sont
comprises entre 1800 et 6000 kcal en
fonctions du degré d’activité.
Si les apports énergétiques sont
insuffisants, le sportif sera sujet
à une perte de masse musculaire et
de masse osseuse ainsi qu’à une
réduction de ses performances et une
élévation des risques d’accident en
particulier le coup de chaleur.
Les recommandations pour les
sportifs, en termes de proportion de
macronutriments, sont habituellement
identiques à celles des personnes
sédentaires à l’exception des
sportifs d’endurance (joggeurs,
marathoniens, etc.) et de force
(haltérophiles). Les glucides
doivent compter pour 50% des apports
totaux en énergie, pour les sportifs
d’endurance ils sont compris entre
55 et 65%. Les lipides représentent
30% des apports totaux en énergie et
entre 20 et 30% pour les sportifs
d’endurance. Finalement, les apports
en protéines correspondent 15% de
l’énergie totale fournie soit 0,8 g
de protéines par kilogramme (poids
de l’individu) par jour. Les
sportifs d’endurance nécessitent 1,5
à 1,7g/kg/j et les sportifs de force
1-1,2 g/kg/j.
L’alimentation doit être équilibrée
(Cf. Chapitre 1 Alimentation
équilibrée) :
Manger une variété d’aliments
appartenant à tous les groupes.
Inclure des aliments riches en
glucides à faibles indice glycémique
et de préférence riche en fibre
(aliments complets), par exemple le
pain, les pâtes, le riz, le quinoa
et les céréales. Opter pour ce type
de glucides permet de réguler le
glucose sanguin, son stockage sous
forme de glycogène dans le foie mais
également dans les muscles, et ainsi
favoriser les performances
sportives. Il est important de se
ravitailler en carburant aussi
rapidement que possible après avoir
fait de l’exercice.
Les aliments sucrés tels que les
gâteaux, pâtisseries et confiseries
doivent être consommés en petites
quantités. Si l’effort est de longue
durée (plus d’une heure), des
apports en sucres rapides sont
souvent nécessaire durant l’exercice
pour éviter l’hypoglycémie. Les
fruits secs, certaines barres de
céréales et boissons glucidiques
(jus de fruits) peuvent dans ce cas
être de bons alliés.
La catégorie de glucides consommés
dépend du lapse de temps entre
l’ingestion et l’exercice (avant ou
après). Plus cette période est
courte, plus les glucides seront à
indice glycémique bas, et
inversement plus elle est étendue,
plus les glucides devront avoir un
index glycémique élevé.

Consommer au moins 5 portions de
fruits et légumes par jour, qu’il
s’agisse d’aliments frais, congelés,
en conserve, séchés ou en jus. En
plus de contribuer à une bonne
hydratation, les fruits et les
légumes apportent les vitamines et
minéraux nécessaire à une bonne
activité métabolique (entre autre
génération d’énergie).
Réduire les apports en acides gras
saturés et si possible éliminer les
acides gras trans. Néanmoins il faut
veiller à ce que les apports en
acides gras essentiels soient
suffisants.
Consommer 2 à 3 fois par jour des
aliments riches en protéines
(viande, poissons, produits
laitiers, œuf et légumineuses). La
viande rouge et les légumineuses
sont source de fer dont les besoins
sont accrus chez le sportif sachant
que ce minéral joue un rôle décisif
dans le transport de l’oxygène.
Boire suffisamment d’eau avant,
pendant (en petites quantités) et
après l’exercice. La consommation
d’eau permet non seulement de
couvrir les pertes sudorales mais
également d’éliminer les déchets dus
à l’élévation de l’activité physique
et d’assurer les fonctions
métaboliques requiert. Il est
conseillé aux sportifs de boire des
eaux minérales qui pallieront aux
déficits en électrolytes (NaCl) qui
accompagnent la sudation. Se peser
avant et après l’effort permet
d’estimer les pertes en eau.
Besoins en micronutriments
Les compléments alimentaires ne
sont pas nécessaires dans la plupart
des cas, une alimentation variée et
équilibrée couvrant les besoins en
vitamines et minéraux.
Les carences les plus souvent
observées concernent le fer chez les
femmes sportives. Les apports en
vitamines du groupe B (Vitamines B1,
B2, B3 et B6), des vitamines C et E
ainsi que la bêta-carotène doivent
être augmenté chez les sportifs
d’endurance et de force.
Tout cela est bien compliqué, mais
en bref, si votre objectif est de
perdre votre masse graisseuse, je
vous recommanderais d’avoir une
alimentation équilibrée, mais
suffisamment riche en glucides
complexes (IG bas), et d’effectuer
des activités d’intensité modérée
pendant une longue durée (45min a
1h00).
Pour les athlètes, avant la
compétition il est essentiel de
suivre un régime très riche en
glucides complexes de manière à
remplir les réserves. Il peut
devenir indispensable pour les
athlètes de haut niveau de consulter
un médecin nutritionniste ou un
diététicien (ne) afin de planifier
correctement la quantité d’aliments
et de fluides consommés, le nombre
de repas ainsi que l’heure de leurs
prises et ainsi d’optimiser au
maximaux leur performances.
Finalement ajustez vos apports en
calories en fonction du niveau
d’activité et réapprovisionner vos
réserves aussi tôt que possible
sachant que la capacité du muscle à
alimenter ses réserves est dans
l’heure qui suit l’exercice.
>>
Exemple de repas équilibré pour un
individu pratiquant une activité
physique
|