L’entrainement et la préparation
en kayak
La vérité réside dans le
simple fait que
l’entraînement en canoë
kayak doit s’inscrire dans
l’enchaînement de cycles
variés, d’endurance, de
résistance et de vitesse,
pour progresser en tant
qu’athlète, avant de
progresser en tant que
kayakiste.
Gérard s’est enfermé dans
une logique d’endurance où
la quantité prime sur
l’intensité et la qualité
alors que Pierre s’est
concentré sur un
entraînement qui privilégie
les sensations et la
qualité. Le fait est qu’il
serait bien plus intelligent
que Gérard motive Pierre
pour qu’ils s’entraînent un
peu plus longtemps ensemble,
puis que Pierre aide Gérard
à se calmer sur le volume et
se concentrer sur
l’intensité de l’exercice.
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Attention, on passe à la
partie barbante !
Un cycle d’endurance va
vous permettre de développer
ce qu’on appelle la « capacité » ou encore « l’aérobie fondamentale ».
C’est la partie où vous vous
entraînez à faible
intensité, privilégiant un
rythme cardiaque bas et une
concentration toute
particulière sur la
technique que vous employez
(tout aussi bien en kayak
qu’en course à pied).
En musculation, ceci
s’exprimera par des nombres
de répétitions élevées avec
de nombreuses séries.
Le
corps va ainsi développer
les capacités de votre
système aérobie,
c'est-à-dire votre capacité
à utiliser de l’oxygène.
Je
ne vais pas rentrer dans les
détails, cela suffira pour
l’instant. |
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Un cycle de résistance
va lui vous permettre
d’améliorer votre capacité à
soutenir un effort intense
et d’assez longue durée ou
un effort intermittent. En
fait, en vous entraînant à
forte intensité, sans
dépasser un certains seuil,
vous allez aider votre corps
à développer ses défenses
contre les lactates.
Les lactates, c’est quoi
?
C’est quand ça brûle dans
les jambes parce que tu
cours trop vite où dans les
bras parce que tu pagaies
trop fort, tu sais, le
moment ou tu aimerais mourir
plutôt que de continuer !
Bref, ce cycle va permettre,
par des aménagements au sein
du corps, d’augmenter sa
tolérance à l’acide
lactique. Traduction : ça
brûlera de plus en plus tard
et de moins en moins fort,
gênant de moins en moins la
performance.
Le dernier cycle sera le
cycle de vitesse, ou encore,
de force. Cela dépend de
quelle discipline en canoë
kayak vous pratiquez. Sa
fonction sera tout bonnement
d’améliorer certaines
qualités musculaires :
détente, explosivité,
coordination, vélocité
...etc.
Ce cycle dépend surtout de
la compétition et de
l’objectif auquel vous vous
destinez : vitesse, fond,
marathon. Pour de la
vitesse, on cherchera à
développer la force pure,
pour du fond la coordination
et pour du marathon, le
gainage soit le renforcement
des muscles profonds du
tronc, pour une course de
longue haleine. Ce cycle
consistera à s’entrainer en
kayak avec du frein ou du
poids, en musculation avec
des charges lourdes et peu
de répétitions, ou pour le
marathon, a effectuer des
exercices de gainage de type
isométrique ou pliométrique.
Il y a une dernière phase
qui suit le dernier cycle,
dites d’affûtage, celle-ci
correspondant à la semaine
précédant votre course. Nous
verrons ça après avoir
traiter de la nutrition
appliquée au canoë kayak.