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Les nutriments à surveiller
Les acides gras oméga 3 à longue
chaîne sont dit essentiels car ils
doivent être fournit par
l’alimentation. En effet, le corps
humain est incapable de synthétiser
ces molécules à partir d’acides gras
plus simples. Parmi la famille des
omégas 3, deux ont des rôles
significatifs dans l’organisme
(protection contre les maladies
cardiovasculaires et certaines
troubles mentaux) il s’agit de
l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et
de l’acide docosahexaénoïque (DHA).
L’acide alpha-linolénique (AAL) en
est le précurseur cependant ce
mécanisme de synthèse n’est pas très
efficace chez l’être humain. Les
végétaux sont riches en AAL mais
sont en général dépourvu en EPA et
DHA, d’où les carences souvent
observées chez les végétariens.
La vitamine B12 est également
absente des aliments d’origine
végétale, ainsi les seules sources
intéressantes sont les œufs, les
produits laitiers, les aliments
fortifiés (céréales pour
petit-déjeuner) et les compléments
alimentaires.
Les apports en
fer des végétariens
et des mangeurs de viande sont
similaires cependant le fer obtenu à
partir des végétaux est moins bien
assimilé par l’organisme que le fer
présent dans la viande. En effet,
cet oligoélément existe sous deux
formes dans les aliments.
Le fer héminique d’origine animale que l’on
retrouve dans la viande et le
poisson ; et le fer non héminique
d’origine végétale présent dans les
légumes secs, les céréales, les
fruits et les légumes. Le fer
héminique a une biodisponibilité
plus importante (25%) que le fer
d’origine végétale (5%), ce qui
signifie que la majorité de ce fer
ingéré sera absorbé, transporté et
utilisé par l’organisme.
Certains
éléments vont influencer son
absorption qui s’effectue au niveau
de l’intestin. Les phytates et
polyphénols (contenus dans les
céréales, les légumes secs, les
graines oléagineuses et les légumes
verts), les tannates (dans le thé,
le café et le vin), les phosphates,
les oxalates (contenus dans les
fruits et légumes en particulier la
rhubarbe et les épinards), certains
minéraux comme le calcium, le zinc,
le manganèse ou le cuivre, et le
jaune d’œuf diminuent son absorption
tandis que la vitamine C, les
protéines, et certains acides
organiques (tels que l’acide
lactique, contenu en particulier
dans le lait et les produits
laitiers et l’acide citrique contenu
dans les agrumes) le favorisent.
La présence de phytates et
d’oxalates conjointement à celle du
fer, explique la faible
biodisponibilité du fer d’origine
végétale. Tremper les céréales et
les légumes secs avant de les cuire
et griller les fruits oléagineux
sont deux bonnes techniques pour
diminuer la teneur en phytates de
ces aliments. Il est recommandé de
consommer thé et café en dehors des
repas afin de limiter ou même
d’éviter la malabsorption ferrique.
Manger plusieurs sources de fer
durant le même repas et combiner des
aliments riches en fer avec des
aliments promouvant sont absorption
(par exemple : poisson ou viande et
agrumes, légumineuses et poivron
vert, fruits oléagineux et yaourt,
ou pâtes au fromage et thon)
permettra d’augmenter les apports de
manière significative.
Pour les enfants et adolescents,
privilégier les céréales de
petit-déjeuner enrichies en fer et
accompagner les d’un jus de fruit
pour la vitamine C.
Je ne recommanderais pas d’avoir
recours aux aliments enrichis en fer
tel que les céréales pour le
petit-déjeuner et aux suppléments
sachant que lorsqu’il est consommé
en trop grande quantité le fer peut
devenir néfaste. En effet, le corps
humain ne tolère pas bien des
concentrations élevées en fer et
ceci peut se traduire par une
accumulation de radicaux libre au
niveau intestinale suite à la
dégradation du fer pouvant mener
dans les cas extrêmes à des cancers
colorectaux. De plus, les risques
d’infection sont accrus lors d’une
surconsommation ferrique, ceci
semble toutefois être atténué par la
consommation simultanée de zinc.
De nouveaux produits ont été
développés afin de pallier à
l’absence de viande et de poisson.
Concernant les produits laitiers il
existe maintenant une variété de
laits fabriqués à partir de céréales
ou de fruits oléagineux (riz,
avoine, amande et soja). Néanmoins,
il est important de bien lire les
étiquettes car certains de ces
aliments ont été largement
transformé et peuvent contenir ainsi
de nombreux éléments chimiques et
avoir des teneurs en sel et en sucre
élevées. L’efficacité des produits
enrichis comme les céréales pour le
petit-déjeuner reste à prouver
sachant que les nutriments ajoutés
ne sont pas très bien absorbés.
Bien lire les étiquettes
Il est également nécessaire de
connaitre les constituants des
aliments consommés, en particulier
ceux produits industriellement, afin
de s’assurer qu’aucun produit
d’origine animal n’y est été ajouté.
Ceci peut s’avéré difficile sachant
qu’il n’existe pas de loi exigeant
la mention « convient aux
végétariens et/ou végétaliens » de
manière similaire que celle existant
pour les produits biologique.
Toutefois, l’étiquetage doit être
claire et ne pas porter à confusion
sous peine pour le fabriquant d’être
poursuivi.
Même si un aliment ne possède aucune
indication concernant son caractère
végétarien ou végétalien ce dernier
peut malgré tout convenir aux
personnes ne consommant pas de
viande et autres produits d’origine
animale. Pour cela il suffit de lire
la description des ingrédients.
Voici une liste de constituants qui
proviennent d’animaux ou en sont
dérivés :
●
Les
additifs de type E :
-E120 est issue d’insectes broyés
-E901 correspond à de la cire d’abeille
-E270 peut être de l’acide lactique mais aussi du lactose et autres
constituants dérivés du lait.
●La glycérine et les
autres additifs lipidiques peuvent
être issus de produits animaux. Les
matières grasses non végétales sont
souvent retrouvées dans les gâteaux
et autres desserts.
●
L’albumen correspond au
blanc d’œuf et est utilisés pour la
fabrication de nombreux biscuits,
pâtisserie et autres aliments cuits
au four tel que les pizzas et les
quiches.
●
La gélatine est obtenue à
partir des os et ligaments des
animaux après avoir été bouillis.
●
Le bouillon de volaille
ou de viande peut rentrer dans la
constitution de soupes ou de sauces
cuisinées.
●
La présure est une enzyme
extraite de l’estomac des veaux. La
présure est nécessaire à la
fabrication de la majorité des
fromages. Tous ceux comportant la
mention appellation d’origine (AOC)
et label rouge en contiennent. La
présure d’origine microbienne
convient aux végétariens.
Attention aux chips et autres
gâteaux apéritifs « goût fromage »
car ils sont en général
non-végétarien.
●
Le petit-lait est un
produit dérivé du processus de
fabrication du fromage pour laquelle
la présure a été utilisée. On le
retrouve dans les chips et certaines
barres chocolatées.
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
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