Le cas du sportif
Les individus pratiquant une
activité sportive régulière ont des
besoins énergétiques supérieurs à
ceux qui n’en pratiquent pas. Une
activité physique légère augmente le
métabolisme de base d’environ un
tiers, une activité physique modérée
de 2/3 et une activité physique
importante va jusqu'à doubler cette
valeur. Plus un individu aura une
masse musculaire développée plus ses
besoins en énergie seront élevés. En
effet contrairement au tissu
adipeux, le muscle nécessite de
l’énergie pour fonctionner.
L’ordre de priorité du type de
substrat utilisé lors d’un effort
physique est le suivant :

Alcool
:
l’alcool est une toxine. Se
débarrasser le plus vite possible de
cette toxine devient donc la
principale priorité de l’organisme.
Protéines : l’obtention d’ATP à
partir de protéines est plus rapide
que d’aller piocher dans les
réserves de glycogène. Cependant, ce
métabolisme n’intervient que pour
des activités physiques de longues
durées.
Glucides : début de l’exercice
(glucose sanguin et glycogène
musculaire)
Lipides : lorsque l’exercice se
poursuit (acides gras sanguins et
triglycérides musculaires).
Toutefois, la capacité de
l’organisme à brûler les graisses
dépend de la quantité d’insuline
présent dans le sang : faible,
utilisation des graisses ou élevée
utilisation des glucides.
En pratique cependant les glucides
et les lipides sont les principaux
substrats énergétiques. Si
l’exercice physique est pratiqué
juste après un repas, le glucose
sanguin sera le premier substrat
énergétique. Quand celui-ci vient à
manquer l’organisme utilise ses
réserves : le glycogène stocké soit
dans le foie et les muscles et les
lipides sous la forme de
triglycérides stockés dans les
tissus adipeux.
Selon le type d’activité exercée les
nutriments brûlés vont varier.
Différents facteurs déterminent
quelle catégorie de « fuel » le
muscle va utiliser durant l’exercice
: l’intensité de l’activité
physique, sa durée, l’entrainement
de l’individu et son alimentation.
Intensité : Durant un
exercice de forte intensité, les
acides gras ne peuvent pas être
utilisés car leur dégradation est
trop lente pour permettre aux
muscles d’obtenir l’énergie qui leur
est nécessaire. De plus, les acides
gras fournissent moins d’ATP par
litre d’oxygène consommé que le
glucose.
Durée : Plus l’activité sera de
longue durée, plus la contribution
des acides gras comme source
d’énergie sera importante.
Cependant, les acides gras ne
peuvent être métabolisés que si les
glucides sont disponibles. Donc, le
glycogène musculaire et le glucose
sanguin sont des facteurs limitant.
Effet de l’entrainement : La durée
pendant laquelle un sportif peut
oxyder les acides gras pour produire
de l’ATP dépend de l’intensité de
l’exercice mais également de sa
condition physique. L’entrainement
augmente la capacité de l’individu à
métaboliser les acides gras.
L’alimentation : Si le sportif a un
régime alimentaire riche en glucides
le glycogène musculaire sera utilisé
comme source d’ATP. Et s’il consomme
beaucoup de lipides ceux-ci
serviront plutôt de fuel. Mais des
ressources pauvres en glycogène
limitent l’endurance et la capacité
du sportif à effectuer des exercices
de forte intensité.
Tout cela est bien compliqué, mais
en bref, si votre objectif est de
perdre votre masse graisseuse, je
vous recommanderais d’avoir une
alimentation équilibrée, mais
suffisamment riche en glucides
complexes (IG bas), et d’effectuer
des activités d’intensité modérée
pendant une longue durée (45min a
1h00).
>> Dysfonctionnement :
le diabète
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