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Régulation tout au long de la journée
La glycémie (3) doit être maintenue
constante tout au long de la journée
(entre 0,70 et 0,90g par litre), les
repas étant que des apports
intermittents. On définie trois
états :
La
période postprandiale :
(jusqu'à 4 heures après le repas)
sécrétion d’insuline ;
utilisation du glucose sanguin et
stockage de l’excédent sous forme de
glycogène dans le foie (disponible
ensuite pour toutes les cellules de
l’organisme en fonction de leur
besoins) ou dans les muscles pour
leur "consommation personnelle ".
La
période post-absorptive :
(environ 3 à 12 heures après le
repas) diminution de la sécrétion
d’insuline et sécrétion de glucagon
; utilisation des réserves de
glycogène, lorsque celles-ci sont
épuisées les triglycérides serviront
de source énergétique.
Le
jeun : (à partir de 10
heures après le repas jusqu'à 2
jours sans aucun apport alimentaire)
sécrétion de glucagon ;
production de glucose à partir soit
d’acide aminé (dégradation des
protéines musculaires), d’acétyle
coA (4) ou de glycérol (dérivé de
matières grasses), utilisation des
triglycérides conduisant à la
production de corps cétoniques. Le
glucose produit va servir à assurer
les fonctions cérébrales, ensuite si
celui-ci n’est plus disponible le
cerveau utilisera les corps
cétoniques.
Le
Jeun prolongé : (privation
de nourriture pendant plusieurs
semaines) les muscles utilisent
principalement les acides gras comme
fuel, la dégradation des protéines
musculaires ralentit et les corps
cétoniques servent exclusivement de
source d’énergie pour le cerveau.
La glycémie varies entre + et –
0,3g/l en fonction des apports et
des dépenses énergétiques, elle est
généralement inférieur à 1,50g/l
après un repas. Le stockage du
glucose sous forme de glycogène
permet à la glycémie de rester sous
ce seuil.
L’hyperglycémie correspond à une
élévation trop importante du glucose
sanguin (le taux d’arrivée du
glucose dans le sang est supérieur à
son taux d’entrée dans les
cellules-utilisation ou stockage). A
jeun la glycémie ne doit pas
dépasser 1,26g/l. Les symptômes
observés en cas d’hyperglycémie sont
une envie fréquente d’uriner, une
soif intense, de la fatigue, des
malaises et des nausées. Une
alimentation trop riche en glucides
peut être à l’ origine de
l’hyperglycémie. Au contraire, l’hypoglycémie est une
glycémie trop basse (inferieur a
0,7g/l). Les personnes souffrant
d’hypoglycémie voient leur fonctions
cérébrales perturbées ce qui se
manifeste par des changements
d’humeur, des maux de tête, une
vision floue, des troubles de la
parole, des étourdissements, des
tremblements et de la fatigue. De
plus, les hypoglycémiques
transpirent beaucoup et ont des
fringales subites.
L’insuline et le
glucagon
sont deux hormones secrétées par le
pancréas qui permettent la
régulation de la glycémie.
L’insuline a une action
hypoglycémiante, c'est-à-dire qu’il
« diminue » la quantité de glucose
sanguin lorsque celle-ci est trop
importante (supérieure à 6mmol/l
soit environ 1.1g/l). Plus
précisément, elle permet l’utilisation
du glucose par les cellules
(facilite son entrée) et évite qu’il
reste trop longtemps dans le sang
après un repas (stocké sous forme de
glycogène dans le foie et les
muscles). La sécrétion d’insuline
stimule également la synthèse de
lipides (sous forme de
triglycérides) dans les tissus
adipeux et oppose leur dégradation. Le glucagon, quant à lui, a une
action opposée à celle de
l’insuline. Il est secrété lorsque
la glycémie est inférieure à 4mmol/l
soit environ 0.7g/l. Entre les repas
(période interprandiale), le taux
sanguin d’insuline diminue et celui
du glucagon augmente entrainant la
formation de glucose à partir du
glycogène ou d’autres substrats (de
glycérol, acides aminés ou
lactates). Plus le glucose et les hormones
responsables de sa régulation sont
produites lentement plus la glycémie
et par conséquent le niveau
d’énergie sera stable.
L’index glycémique (IG) est une
mesure de la rapidité à laquelle le
glucose contenu dans un aliment (en
particulier ceux contenant des
glucides) est libéré dans le sang.
Le plus bas est cet index le plus de
temps met l’aliment à être digéré
(fig. 1). L’IG est un nombre compris
entre 0 et 100 ; le glucose pur qui
a un IG de 100 est pris comme
référence. Un IG haut est supérieur
ou égale à 70 (par exemple les
viennoiseries, le pain blanc ou
complet, le riz blanc ou la pomme de
terre cuite), un IG moyen est
compris entre 55 et 70 (riz basmati,
banane ou sucre) et un IG bas est
inferieur à 55 (tel que les
lentilles, les pâtes, les haricots
secs ou le chocolat).
Fig. 1 : Comparaison de la réponse
postprandiale d’aliments à haut
(bleu) et bas (rose) IG
(d’après le site web
www.glycemicindex.com)

De façon générale, les sucres
simples sont digérés plus rapidement
que les sucres complexes (moins de
liaison à rompre), ils élèvent donc
la glycémie plus rapidement que les
polysaccharides, à l’exception du
fructose.
Comprendre comment un aliment
affecte le glucose sanguin après son
ingestion permet de contrôler
l’appétit et de réguler l’apport et
la disponibilité d’énergie chez le
sportif et le diabétique. Plusieurs
paramètres influencent la réponse
glycémique (5) d’un aliment : la
catégorie à laquelle appartient le
sucre (simple : fructose, lactose,
saccharose ; ou complexe : amidon),
la nature et forme des sucres
complexes, la taille des portions et
du repas, la méthode de cuisson et
la présence d’autres nutriments
(tels que graisses et protéines) au
sein de l’aliment lui-même ou du
repas.
A cause de ces paramètres, l’IG peut
ainsi être trompeur, comme pour le
chocolat, d’où l’importance
d’introduire d’autres mesures. La
charge glycémique (CG) complète l’IG
sachant qu’il s’agit d’un système de
classification qualitative et
quantitative qui prend en
considération le type et la quantité
de glucides dans une portion
d’aliment donné.
CG = ( IG x quantité en gramme de
glucides par portion ) / 100
|
●
CG basse = 10 ou moins
●
CG modérée = 11-19
●
CG élevée = 20 ou plus
L’index insulinique (II) mesure la
quantité d’insuline secrétée à la
suite de l’ingestion d’un aliment.
Il est similaire à l’IG et la CG
mais plutôt que de dépendre du taux
de glucose sanguin, il est basé
sur le taux sanguin d’insuline. Cet
index est plus intéressant, surtout
chez les diabétiques, étant donné
que certains aliments déclenchent
une réponse insulinique (et donc
affectent la glycémie) même s’ils ne
contiennent pas de glucides ou
disproportionnée relatif à leur
teneur en glucides.
(3) Glycémie: taux de
glucose sanguin.
(4) Acétyle coA :
intermédiaire du métabolisme d’ATP à
partir du glucose.
(5) Réponse glycémique :
réaction du glucose sanguin (hausse
ou baisse) suite à l’ingestion
d’aliments.
>> Le cas du sportif
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