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Pathologies associées à sa consommation

>Consommation excessive

Hypertension artérielle

L’hypertension artérielle, HTA, est définie comme une élévation de la pression artérielle due soit à un rétrécissement des vaisseaux sanguins ou à une augmentation de la volémie. Cette condition est asymptomatique, c’est-à-dire que le patient n’a aucun signe clinique visible. Le sphygmomanomètre, ou tensiomètre, et le stéthoscope sont les deux instruments permettant de mesurer la pression artérielle.
Au repos, un individu n’ayant pas d’HTA aura une pression systolique (lors de la contraction cardiaque) d’environ 120mm de Hg et une pression diastolique (lors du relâchement cardiaque) d’environ 80mm de Hg. On parle d’HTA lorsque ces deux valeurs atteignent respectivement 140 et 90mm de Hg. En France 10 à 15% de la population souffrirait d’hypertension.

Un excès de tissu adipeux (masse graisseuse), la cigarette, une consommation d’alcool trop importante, un manque d’activité physique, le stress ainsi que des apports en sel élevés sont les principaux facteurs environnementaux pouvant promouvoir l’apparition d’hypertension.
Une diminution de la pression artérielle permet de réduire les risques de maladie cardiovasculaire et d’attaque cérébrale, sachant que les individus hypertendus ont trois fois plus de chance de développer ces conditions que les individus normotendus (7).
En effet, l’hypertension est un facteur de risque déterminant dans la survenue des maladies cardiovasculaires. L’HTA peut fragiliser le cœur sachant qu’une pression accrue forcera celui-ci à se contracter (pomper) de manière plus importante. Cette fragilisation favorisera les risques d’avoir un infarctus ou un arrêt cardiaque.
La possibilité de développer de l’athérosclérose (dépôt lipidique, principalement de cholestérol, au niveau de la paroi interne des artères) est également amplifié chez les patients souffrant d’HTA. Le diamètre des artères est ainsi rétrécit due à la formation de la plaque de cholestérol (athérome). A plus ou moins long terme, ceci peut entrainer l’occlusion d’une/des artères et, selon les artères atteintes, un infarctus (artères coronaires), un accident vasculaire cérébrale (artères cérébrales), ou artérite (artères des membres inférieurs).

Les recherches ont démontrées l’existence d’un gène responsable de la sensibilité de certaines personnes au sel. Une catégorie de la population aurait donc des prédispositions génétiques à développer de l’hypertension lorsque leur apport en sodium est trop important. Au contraire les individus « résistants » au sel n’auront pas de changement au niveau de leur pression artérielle malgré une consommation de sel élevée. Le développement de cette maladie est d’origine génétique à 30% et environnementale à 50%. Il est cependant difficile de définir les caractéristiques de la sensibilité au sel ce qui rend l’indentification des individus sujet à l’hypertension délicate. Les sujets les plus vulnérables étant les personnes âgées et/ou d’origine africaine qui excrète le sel et l’eau plus lentement que les personnes jeunes et Caucasiennes.

Le sujet a été soumis à de nombreuses recherches, cliniques et d’observation, sur de longues périodes (telle que Intersalt) et impliquant de nombreux participants (animaux et humains). De manière générale, la plus part des études menées sur l’association du sel et l’hypertension ont montré, qu’en moyenne, les populations qui avaient une consommation en sel plutôt basse avaient une pression artérielle inférieure aux populations à apport en sel élevé. De même, une augmentation des apports corrélait avec une élévation de la pression artérielle.
Certaines interventions ont également modifié d’autres aspects diététiques - l’étude the Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) - basées sur le régime méditerranéen. Ce régime est riche en fruits et légumes, fruits oléagineux et produits laitiers allégés en matière grasse, ce qui permet d’augmenter les apports en potassium, calcium et magnésium tout en diminuant ceux du sel. Les auteurs de cette étude se sont aperçus que ce régime était plus efficace pour réduire la pression artérielle qu’un régime occidental ordinaire. Ces résultats viennent confirmer l’importance de ces minéraux dans la régulation de la pression artérielle. Une perte de poids associée à un régime hyposodé s’est également permis de réduire l’HTA.

A savoir toutefois que le sujet reste très controversé puisqu’il n’existe pas de preuves irréfutables d’un lien direct entre consommation de sel et HTA. En effet, certaines études n’ont trouvé aucune association entre ces deux facteurs. Il est toutefois prudent de réduire sa consommation actuelle en respectant au moins le seuil fixé par l’Afssa.

(7) Normotendu : qui a une pression artérielle normale (aux alentours de 120/80mm Hg)

Insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque correspond à une incapacité du cœur à effectuer son rôle de pompe. Cette anomalie de la contraction du muscle cardiaque (myocarde) peut parfois affecter le ventricule gauche ou droit, on parle alors d’insuffisance ventriculaire gauche ou droite. Le sang n’est donc plus correctement distribué au niveau des tissus : en amont du cœur il y a un encombrement du sang dans les veines (retour) et en aval une diminution du débit sanguin. La résultante de tout cela est un apport diminué en nutriments et oxygène à l’ensemble de l’organisme.

Cette condition touche principalement les personnes âgées en sachant qu’elle est la première raison d’hospitalisation en France chez cette catégorie de la population. Le vieillissement de la population fait que les dépenses de santé dues à l’insuffisance cardiaque ne cessent d’augmenter.

Quatre éléments diététiques sont à prendre en compte chez les patients souffrant de cette maladie : un apport en eau suffisant, une consommation d’alcool limitée, une maintenance du poids corporel (dénutrition ou obésité à surveiller) et un apport en sodium limité. Ce dernier étant le principal.
Le sel intervient dans l’insuffisance cardiaque en affectant la volémie. Plus on consomme de sel, plus le corps « gardera » l’eau afin de le dissoudre et d’avoir une concentration en sel optimal. Ceci aura pour conséquence d’augmenter le volume sanguin : hypervolémie. Le cœur doit se contracter plus fortement pour pouvoir faire circuler le sang créant de l’hypertension. A force de se contracter ainsi, le cœur va se fatiguer engendrant à long terme et chez les sujets fragiles une insuffisance cardiaque.

insuffisance rénale

Comme expliqué auparavant, le rein régule la quantité de sodium contenu dans l’organisme en ajustant sa concentration dans les urines. Plus on consomme de sel plus il en sera éliminé dans les urines, et plus le rein fonctionne. Tout comme dans le cas du cœur, le rein sera amené à s’épuiser si les apports en sel restent élevés sur de longues périodes.

rétention d’eau

La rétention d’eau est l’accumulation excessive de liquide au niveau des tissus qui peut être provoquée par un excès de sel. La concentration d’eau et de sel influence l’entrée de l’eau dans les cellules.

Toute ces conditions sont liées, une pouvant entrainer les autres. L’hypertension peut être à l’origine d’insuffisance cardiaque, qui peut conduire à une diminution du débit urinaire et ainsi à de la rétention d’eau.
Les mesures prisent dans le cadre du PNNS, avec l’aide des professionnels de santé, consistent à éduquer les consommateurs en les aidant à repérer les aliments salés et connaître la quantité de sel conseillé sur une journée. De plus, il s’agit d’encourager les détaillants, les fabricants de l’agroalimentaire ainsi que le personnel de restauration de reformuler les aliments.

>Consommation insuffisante

Le sel comme indiqué précédemment possède des rôles physiologiques essentiels. Une restriction trop drastique peut mener à une déshydratation, un manque d’appétit et des troubles neurologiques en particulier chez les sujets âgés et les sportifs (perte de Na par sudation).

Les régimes « détox » extrêmes consistant à boire beaucoup d’eau et à avoir des apports en sel quasi nul peuvent avoir des conséquences graves sur les fonctions cérébrales. En effet, consommer trop d’eau lorsque les réserves en sel sont faibles, entraine une dilution de celui-ci dans l’organisme. Par compensation, les organes dont le cerveau absorbent l’eau et se gonflent. La boîte crânienne étant un environnement clôt, le cerveau s’y heurte induisant ainsi des lésions cérébrales.

L’hyponatrémie, c’est-à-dire une faible concentration de sodium dans le sang (inférieur à 130mmol/l), est à l’origine de nausées, vomissements, maux de têtes, fatigue physique, difficultés à respirer, dégoût de l’eau et même de troubles neurologiques (confusions, convulsions pouvant parfois évoluer jusqu’au coma, etc…). Les causes de cette condition peuvent être variées, mais elle peut être due à un apport en eau trop important et une carence en sel. Dans ce cas, les médecins recommandent de corriger les déficits en sodium et de réduire les apports hydriques.

>> Recommandation nutritionnelle pour le sel
 
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