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Personnes à risque de carence en fer
De nombreux changements prennent
place durant les premiers mois de la
vie amenant à une redistribution du
fer contenu dans les GR afin de le
stocké. Ce processus réduit les
besoins du nourrisson pendant les
4-6 mois de vie. Passé cette
période, les besoins en fer
augmentent et ceci
proportionnellement à la taille et
le dépenses énergétiques de
l’enfant.
L’alimentation des nourrissons se
composent exclusivement de lait, ces
derniers ont donc des risques de
carence en fer plus importants. En
effet, malgré sa richesse en
certaines vitamines et minéraux le
lait n’est pas une bonne source de
fer. Le lait maternel en contient
approximativement 0,8mg/l pour le
colostrum et 0,3mg/l pour le lait
mature, le lait de vache environ
0,6mg/l. Toutefois la grande
biodisponibilité du fer du lait
maternel (40 à 70%) compense sa
faible teneur et couvre les besoins
du nourrisson. Le lait de croissance
quant à lui contient beaucoup plus
de fer que le lait de vache
classique, entre 9 et 14mg/l selon
les marques.
Les
enfants et les adolescents
connaissent des poussés de
croissance qui accroissent leur
besoins (plus de sang à circuler).
La maturation sexuelle et les repas
déséquilibrés comportant de
nombreuses phases de grignotage
d’aliments trop gras et trop sucrés
vont favoriser l’apparition de
déficience en fer chez les
adolescents.
Les pertes menstruelles favorisent
la possibilité pour les femmes
d’avoir des taux ferriques
inférieurs à leurs besoins. La
poussée de croissance à souvent lieu
avant les premières règles toutefois
la croissance se poursuit
ultérieurement, les adolescentes
menstruées ont donc des besoins en
fer considérable.
Lors de la grossesse et de
l’allaitement les apports en fer
doivent également être accrus.
Les sportifs, en particulier ceux
pratiquant des sports d’endurance,
vont souvent nécessiter une
supplémentation en fer.
Du fait de l’évolution de leurs
habitudes alimentaires ainsi que les
modifications physiologiques
qu’elles connaissent les personnes
âgées sont souvent sujettes aux
carences en fer. Aujourd’hui en
France, 350 à 500 mille personnes
âgées vivant à domicile et 50% de
celles hospitalisées souffrent de
dénutrition. Les sujets âgés ont
donc des apports en énergie moindre
que les individus plus jeunes, mais
ce défaut en calorie s’accompagne
également d’une insuffisance en
vitamines et minéraux telle que le
fer. Cette dénutrition a des
conséquences sur la morbidité (5) et
la mortalité de cette catégorie de
la population. La quantité et la
qualité des aliments consommés
doivent être prit en compte dans le
cadre de la nutrition de la personne
âgée.
Finalement, les personnes faisant
don de sang vont devoir pallier
cette « perte » sanguine en
augmentant leur apport et en prenant
éventuellement des compléments
pendant une période limitée.
(1) Morbidité :
nombre de personnes souffrant d'une
maladie donnée pendant un temps
donné, en général une année, dans
une population.
Recommandations en fer
La présence de phytates et
d’oxalates conjointement à celle du
fer, explique la faible
biodisponibilité du fer d’origine
végétale. Tremper les céréales et
les légumes secs avant de les cuire
et griller les fruits oléagineux
sont deux bonnes techniques pour
diminuer la teneur en phytates de
ces aliments. Il est recommandé de
consommer thé et café en dehors des
repas afin de limiter ou même
d’éviter la malabs orption ferrique.
Manger plusieurs sources de fer
durant le même repas et combiner des
aliments riches en fer avec des
aliments promouvant sont absorption
(par exemple : poisson ou viande et
agrumes, légumineuses et poivron
vert, fruits oléagineux et yaourt,
ou pâtes au fromage et thon)
permettra d’augmenter les apports de
manière significative.
Pour les enfants et adolescents,
privilégier les céréales de
petit-déjeuner enrichies en fer et
accompagner les d’un jus de fruit
pour la vitamine C.
Une alimentation diversifiée et
équilibrée est dans la plupart des
cas suffisante pour répondre aux
besoins de l’organisme. Les
personnes à risques - enfants,
adolescents, femmes enceintes et
allaitantes - doivent prévenir les
carences en appliquant les mesures
citées précédemment.
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
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lpi.oregonstate.edu
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