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A quoi sert le fer ?
L’hémoglo bine et la myoglobine
possèdent respectivement 4 et 1
atomes de fer qui fixent l’oxygène.
Par conséquent le fer intervient
dans le transport (des poumons
jusqu’aux tissus) et la mise en
réserve de l’oxygène. L’oxygène lié
à l’hémoglobine est libéré selon les
besoins lorsque la circulation
sanguine traverse les tissus.
L’oxygène de la myoglobine est
fourni immédiatement au muscle lors
de son activité (travail
musculaire). Son stockage est donc
de courte durée et celui-ci s’adapte
à la demande.
Ce minéral est indispensable à la
production d’énergie (ATP) comme il
participe au transfert d’électron au
sein de la chaîne respiratoire. Il
intervient également dans d’autres
aspects du métabolisme, en sachant
qu’il rentre dans la composition de
nombreuses enzymes. Ces enzymes sont
impliquées notamment dans la
synthèse d’hormones stéroïdes
(œstrogène, testostérone et
cortisol) ou de bile, ainsi que sans
la détoxification de substances
présentes dans le foie.
Le fer est-il toxique ?
Une surcharge en fer, due à un
apport excessif, une absorption trop
importante (favorisé en particulier
en situation d’alcoolisme chronique)
ou des troubles de son utilisation,
peut aboutir à des hémochromatoses
(secondaires). L’accumulation de fer
au sein des cellules fonctionnelles
(cellules du parenchyme) conduit à
l’apparition de lésions le plus
souvent au niveau du foie, du
pancréas et du myocarde (muscle
cardiaque). Les complications seront
différentes selon l’organe touché :
cirrhose pour le foie, diabète pour
le pancréas, et battements
cardiaques irréguliers accompagné
d’insuffisance cardiaque pour le
cœur. L’hémochromatose dite primaire
est une maladie génétique
caractérisée par une absorption
intestinale du fer anormalement
accrue.
Une prise excessive de suppléments
ferriques peut mener à la surcharge.
La dose létale correspond à 200-250
mg/kg de masse corporelle mais
cependant à partir de 20-60mg/kg de
masse corporelle les symptômes
commencent à apparaître. Il existe
quatre stades selon que le surdosage
est traité à temps ou non. Ces
symptômes comprennent entre autre
des vomissements, des douleurs
abdominales, de la fièvre, des
troubles du système cardiaque,
urinaire ou nerveux, et un coma.
Carence en fer
La raison principale d’une carence
en fer est un apport insuffisant par
l’alimentation. Ceci est vrai pour
les perso nnes ayant un régime
particulier (végétariens,
végétaliens, individus suivant un
régime amaigrissant, etc.) de même
que les personnes ayant des
habitudes alimentaires « normales ».
De plus, comme décrit plus haut, les
besoins en fer varient tout au long
de la vie et en fonction de l’état
de santé général de l’individu.
L’allaitement et la grossesse tout
comme les pertes accrues lors
notamment d’hémorragie entrainent
des besoins plus importants.
Enfin, la déficience en fer peut
être due à une malabsorption comme
chez les patients souffrant de la
maladie cœliaque, de Crohn ou ayant
subit une ablation intestinale.
L’installation progressive de la
carence en fer comprend trois étapes
: la carence latente, la carence
installée et l’anémie. La carence
latente correspond à une diminution
des réserves en fer qui n’affecte
pas la quantité de fer fonctionnel.
En cas de carence installée, les
réserves sont également basses, la
production de globules rouges est
aussi réduite sans pour autant
causée une anémie.
L’anémie est l’une des principales
manifestations physiques observée
lors d’une déficience importante en
fer. L’anémie correspond à un manque
d’hémoglobine ou de globule rouge
entrainant une diminution de
l’oxygène transporté par le sang.
Les réserves en fer sont donc
épuisées et la quantité de fer
circulant dans le sang est diminuée.
Elle peut facilement passée
inaperçue mais en général elle
s’accompagne de fatigue et de pâleur
de la peau et des muqueuses. Si elle
n’est pas traitée elle peut avoir
des conséquences graves. Elle peut
affecter la qualité de vie de la
personne de façon importante, qui
peut par conséquent avoir des
difficultés à effectuer les
activités normales de la vie de tous
les jours. Chez les nourrissons et
les enfants, un retard de croissance
et intellectuel peuvent survenir.
Des complications neurologiques
telles que des faiblesses et des
vertiges, de mauvaises fonctions
cognitives et physiques, ainsi
qu’une détérioration morale et du
bien-être sont communément
constatées chez les personnes âgées
anémiques.
Il existe d’autres formes d’anémie
comme par exemple l’anémie
mégaloblastique qui résulte d’une
carence en acide folique ou vitamine
B12.
Le manque de fer peut également
engendrer une moindre résistance aux
infections due à une baisse
d’activité du système immunitaire.
>> Evaluation du taux
ferrique de l’organisme
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