
Une alimentation saine et équilibrée permettrait non
seulement de guérir le corps mais également l’esprit. Malgré
le manque de reconnaissance du gouvernement et de la plupart
des professionnels de la santé, un intérêt soudain a émergé
au sein de la recherche concernant un nouveau traitement
possible des maladies mentales par l’alimentation.
Les omégas 3 ou comment entretenir sa santé
mentale
En effet, de récentes recherches ont
démontré que certains aliments, en
particulier les acides gras oméga˗3,
auraient la capacité de réduire les
symptômes ainsi que les risques de
développer certaines conditions
mentales.
Aujourd’hui les désordres mentaux
tels que la dépression, l’anxiété,
les troubles d’hyperactivité avec
déficit de l’attention (THADA) chez
les enfants, la schizophrénie ou la
maladie d’Alzheimer, sont de plus en
plus communs, touchant des individus
des deux sexes, de tous âges ou
milieu social. D’après
l’Organisation Mondiale de la Santé
(l’OMS), en France 3% des décès sont
dues aux maladies mentales; 15% de
la population souffre de troubles
mentaux et le suicide est la
deuxième
cause de mortalité chez les
adolescents et la première chez les 25-35
ans.
La plupart des désordres mentaux
sont des états débilitants qui
diminuent de manière significative
la qualité de vie des individus
affectés par ces conditions. C’est
pour cela que des traitements plus
efficaces que ceux actuellement
prescrits ont besoin d’être
découverts afin de permettre aux
malades de retrouver une vie «
normale ».
Les acides gras polyinsaturés
Deux familles d’acides gras polyinsaturés [1]
ont démontrés avoir des effets sur les désordres
mentaux, les oméga˗3 (ω-3) et les oméga˗6 (ω-6).
Ces acides gras sont dit essentiels,
c’est˗à˗dire qu’ils ne peuvent pas être
synthétisés par l’organisme et doivent donc être
apportés par l’alimentation. L’apparition des
symptômes peut résulter d’un apport insuffisant
en oméga-3, en particulier l’acide
eicosapentaénoïque (EPA) et acide
docosahexaénoïque (DHA) et probablement aussi
d’un apport inadéquat en l’oméga-6 acide
arachidonique (AA).
EPA, DHA and AA peuvent provenir directement de
l’alimentation ou être synthétisé à partir de
leur précurseurs : acide alpha-linolénique (ALA)
pour les oméga˗3 et acide linoléique (LA) pour
les oméga˗6 (Annexe 1). Cependant, la quantité de
DHA et AA produit à partir d’ALA et LA est
limitée et il est donc recommandé d’avoir des
apports nutritionnels en ces acides gras
suffisant pour subvenir aux besoins de
l’organisme.
Les oméga˗3 et oméga˗6 sont trouvés principalement dans
les aliments d’origine marine : algues, poissons
gras (maquereau, saumon, hareng, anchois,
sardines, etc.) et crustacés. Certaines plantes
et graines peuvent toutefois représenter une
source non négligeable telle que les graines de
lin, l’huile de noix ou de colza et le chanvre.
(1) Molécules complexes
constituées de longues chaînes ramifiées par
plusieurs doubles liaisons
>> Les
mécanismes impliqués