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La nutrition des séniors


Par Myriam Faure, le 01/12/2009

Pour permettre au plus grand nombre de vieillir en bonne santé et de conserver une bonne qualité de vie, il est important de mettre l’accent sur le rôle de la nutrition dans la prévention du vieillissement.



Vieillissement de la population


Le nombre de personnes âgées est en constante augmentation depuis plusieurs décades. D’après les prédictions de l’INSEE pour 2008, il y aurait en France 13 505 947 personnes âgées de 64 ans et plus, ce chiffre ayant doublé depuis 1950 concernant cette catégorie de la population. L’augmentation la plus importante correspond à la tranche d’âge des 75-84 ans.
L’augmentation de la longévité a d’énormes implications notamment sur les retraites et les soins de santé et sociales. Egalement ce groupe d’individus est plus sujet au risque de malnutrition et plus particulièrement les individus hospitalisés ou vivant en institution spécialisée.



La malnutrition


L’état physique et psychique d’un individu est influencé par sa consommation en nutriments. Un statut nutritionnel pauvre se traduit par :

  • Une déshydratation.
  • Une sous alimentation et une/des carence(s) alimentaires.
  • Un déséquilibre alimentaire et un excès en certains nutriments.
  • L’obésité.

Ce qui est souvent observé chez la personne âgée est une carence en protéines, calcium, vitamines C, D, A, B6, B12 et K, acide folique et fibres. Il est également fréquent qu’elle ne boive pas suffisamment.
Plus rarement on va également trouver des sujets en excès pondéral et souffrant de conditions associés à cette obésité (diabète, hypertension, hypercholestérolémie…).



Les conséquences de la dénutrition


Ceci va avoir des conséquences directes sur son état de santé en général. En effet, la dénutrition aggrave l’état de santé de ces personnes déjà fragilisées et empêche le rétablissement. Une alimentation équilibrée riche en éléments essentiels ainsi qu’une activité physique adéquate permet de vaincre les conditions émanant de ce déficit alimentaire. Etre physiquement actif permet de maintenir un bon appétit, maintenir la mobilité et de réduire le risque d’obésité.

Les maladies ou conditions liées à la malnutrition sont la perte de force et du taux d’énergie, la perte de poids et masse musculaire, la baisse de morale et apathie, la mauvaise condition de la peau et l'ostéoporose.
La personne devient ainsi plus sujette aux fractures, maladies cardiovasculaires, déficiences du système nerveux qui probablement augmentent le risque de troubles cognitifs et mentaux, ainsi que la diminution des fonctions immunitaires conduisant à une susceptibilité accrue à attraper des infections, à un retardement de la guérison et donc un prolongement des admissions à l’hôpital.



Une population à risque


La présence de maladie(s) et les changements physiologiques liés à l’âge font que ces individus sont plus à risque de malnutrition qu’aucun autre groupe de la population.

Les personnes âgés sont souvent enclin à une perte de l’appétit du au déclin des fonctions gustatives et olfactives entrainant une augmentation de la prise de sucre et de sel, mais également du à une mauvaise santé bucco-dentaire et une efficacité à mâcher réduite, les aliments durs (pomme, pain, viande, etc.) seront donc évités ce qui peut mener à une alimentation déséquilibrée et pauvre en fibres. Un délai du vidage de l’estomac, une altération de l’axe neuroendocrinien provocant une satiété plus rapide, une diminution de la production de salive ainsi que la prise de médicament peuvent également aboutir à une perte de l’appétit.

Le changement de la composition du corps se traduit par une perte de poids, de la masse de muscles squelettiques (sarcopénie) et de la densité minéral des os. Une redistribution des tissus adipeux se met en place, augmentant le dépôt de gras au niveau interne (autour des organes) par opposition au dépôt sous-cutané (sous la peau).

Les risques de fragilité, de chutes, d’immobilité et de fractures ostéoporotiques sont accrus. Ce qui peut entrainer des problèmes à avoir accès aux commerces et à préparer les repas, la capacité de se nourrir est donc réduite.

Les problèmes psychologiques tels que la dépression, la démence, l’anxiété et le stress peuvent également mener à une perte d’intérêt pour la nourriture ou dans certains cas à l’alcoolisme.

Finalement, les conditions socio-économiques de ce groupe les placent plus à risque de malnutrition que les individus plus jeunes. Souvent les personnes âgées ont de faibles revenus et ne disposent pas de beaucoup d’argent, elles peuvent être peu éduquées ou avoir une connaissance en nutrition limitée et être socialement isolées.



Les besoins en macro et micronutriments


Les besoins en énergie diminuent avec l’âge du à la réduction du métabolisme de base ce qui est souvent associé à une perte de la masse musculaire et de l’activité physique. Malgré tout les recommandations pour la personne âgée sont les mêmes que pour un adulte plus jeune.

NUTRIMENTS (AJR)

  • Protéine (g/d) ~ 42
  • Fer (mg/d) : 8.7
  • Vitamine B12 (μg/d) : 2.4
  • Folate (μg/d) : 400
  • Calcium (mg/d) : 1200
  • Vitamine C (mg/d) : 90
  • Vitamine A (μg/d) : 900

Les besoins en protéines sont plus importants car la synthèse, la dégradation et le recyclage de ces molécules sont réduits. Les mécanismes régulant le taux protéique sont également réduits. Finalement, les problèmes de santé, le traumatisme et la maladie peuvent altérer la quantité de protéines présente dans le corps.
Une réduction de l’activité physique et les modifications des mouvements gastro-intestinaux peuvent conduire à une augmentation des besoins en fibres.



Méthodes de diagnostic


L’évaluation du statut nutritionnel d’un individu comprend un certain nombre de méthodes :

  • Anthropométrie : mesure du poids, de la taille, etc.
  • Composition corporelle : répartition des tissus adipeux, des muscles, de l’eau, etc.
  • Analyses biochimiques : évaluation du taux sanguin de fer, de l’albumine (protéines), du rétinol (vitamine A), cholestérol, etc.
  • Evaluation fonctionnelle : force musculaire, capacité à faire certains mouvements, etc.
  • Examen clinique : signes et symptômes tels que l’acuité visuelle, l’état de la peau, etc.

La mesure de la taille d’un individu âgé n’est pas une valeur précise car en vieillissant ils ont perdu quelques centimètres du à la déformation et dégénérescence des disques et de la colonne vertébrales ainsi qu’à la difficulté pour certains de se tenir debout et/ou droit.



Les recommandations


Les aliments consommés doivent être denses en nutriments (pas trop gras mais riches nutriments essentiels tel que les protéines, vitamines et minéraux).
Utiliser des épices et des herbes pour relever les plats et les rendre plus attrayant.
Les suppléments alimentaires sont souvent recommandés. Toutefois, selon un récent rapport comprenant 67 études, les suppléments de vitamines ne permettraient pas d’éviter l’apparition de certaines maladies ou conditions et pourraient même être dangereux pour la santé. Je conseillerais donc d’opter pour une alimentation riche en légumes, fruits, légumineuses, graines et noix, car en plus d’apporter suffisamment de vitamines et minéraux ces aliments fourniront au consommateur les fibres dont il a besoin.




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