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Recommandations
Il a été démontré qu’une activité physique
modérée permettrait d’augmenter les défenses
immunitaires et serait efficace pour la
prévention de certaines maladies inflammatoires
ou infections (Silveira et al., 2007).
Des études ont prouvées que les alliacées tels
que l’oignon et l’ail avait des propriétés
anti-infectieuses due à leur teneur élevée en
antioxydants et plus particulièrement en
flavonoïdes. Ils permettraient de combattre les
infections de types bactériales, fongiques (due
aux champignons), virales et parasitaires
(Konaklieva et Plotkin, 2006, et Harris et al.,
2001).
Avoir une alimentation
riche en antioxydants
(vitamine C et E, caroténoïdes, sélénium, etc.)
que l’on trouve surtout dans les aliments
d’origine végétale en particulier carottes,
poivrons, tomates, légumes verts, graines et
leurs huiles, légumineuses et agrumes,
permettent de stimuler ces deux systèmes.
Un antioxydant est une molécule qui prévient et
diminue l’oxydation d’autres molécules.
L’oxydation est une réaction chimique qui
produit ce qu’on appelle des radicaux libres,
agents très réactifs générant des dommages
cellulaires. Les réactions d’oxydation sont
indispensables à la vie mais trop deviennent
néfastes car les radicaux libres attaquent les
membranes de toutes les cellules y compris les
globules blancs qui à leur tour affectent les
réponses immunitaires.
Les recommandations en antioxydants sont plus
élevées chez la femme enceinte et durant
l’allaitement, et chez les fumeurs. A savoir
également, la vitamine C est soluble dans l’eau
se qui la rend fragile. La teneur en cette
vitamine diminue durant le transport, stockage
et cuisson des fruits et légumes. Boire
suffisamment d’eau (sans excéder 2 litres par
jour) permet également d’éliminer les toxines.
Les plats épicés, riches en protéines (poulet,
poissons blancs ou œufs) et acides gras
essentiels (poissons gras, noix, graines de lin,
etc.) sont également conseillés.
La recherche a révélé qu’une consommation
régulière de produits laitiers fermentés
contenant ce qu’on appelle les probiotiques
permettrait d’améliorer les défenses
immunitaires et diminuer les risques
d’allergies. Les probiotiques sont définis comme
étant « des microorganismes vivants qui une fois
ingérés en quantité adéquate ont des effets
positifs sur la santé » (Ezendam et van Loveren,
2006). Les résultats permettent également de
penser qu’ils seraient efficaces pour la
prévention et la gestion de gastroentérite aigue
et les troubles intestinaux inflammatoire tels
que la maladie de Crohn (Gill et Prasad, 2008).
L’excès pondéral affaiblit les fonctions
immunitaires innées et adaptatives en perturbant
l’activité des cellules immunitaires telles que
les phagocytes et les lymphocytes, augmentant
ainsi les risques d’infections sérieuses et de
cancer. Bien que la relation entre les apports
lipides et la réponse immunitaire soit complexe
et mal comprise, une alimentation riche en
acides gras saturés a été associée à une
inflammation accrue. Au contraire, les acides
gras polyinsaturés (oméga 3 et 6) régulent les
processus inflammatoires: les omégas 3 ont une
action anti-inflammatoire qui consiste à inhiber
la production de médiateurs inflammatoires
(écosanoïdes). Les omégas 6 quant à eux ont un
rôle antagoniste à celui des omégas 3, un apport
important en ces acides gras stimule les
réactions inflammatoires (la production
d’écosanoïdes). Par conséquent, réduire sa
consommation en acides gras saturés et omégas 6
et augmenter ses apports en omégas 3 permet
d’accroître l’activité immunitaire. En pratique,
cela signifie inclure dans son alimentation les
poissons gras, noix et amandes ainsi que leurs
huiles, soja et huile de lin.
Inversement les personnes sous-alimentées ont
des risques plus importants de développer des
infections (Langseth, 1999).
Allaiter diminue les risques que le nouveau-né
ait un système immunitaire immature. En effet,
le lait maternel fournit au bébé tous les
éléments nécessaires pour qu’il développe un
système immunitaire résistant et pour le
protéger contre les maladies. En plus d’apporter
des anticorps et autre facteurs immunitaires, le
lait maternel est un liquide nourrissant, riche
en calcium qui évite au bébé d’être déshydrater.
Allaiter a été prouvé, protège contre diverses
maladies telles que les infections de l’oreille,
allergies, troubles digestifs, arthrite
rhumatoïde juvénile, infections du système
urinaire, maladie de Crohn ou colite ulcéreuse
(Lawrence et Lawrence, 2004).
Il n’existe évidemment pas d’aliment miracle qui
permet de renforcer le système lymphatique et
immunitaire en général mais plutôt une
alimentation adaptée et un mode de vie sain qui
réduisent les pressions générées sur
l’organisme, plus particulièrement sur le foie,
les reins et le système digestif. Les individus
les plus à risque d’avoir un système immunitaire
défaillant sont ceux ayant des rhumes à
répétition, les fumeurs, les personnes
stressées, manquant de sommeil, vivant dans un
environnement pollué ainsi que les personnes
âgées.
Même en cas d’infections graves telles que le
VIH, les médicaments ne suffisent pas et un
apport approprié en vitamines et minéraux ainsi
qu’en macronutriments est indispensable afin
d’aider l’organisme à lutter contre la maladie.
Eviter les produits industriels, limiter les
sucres rapides (gâteaux, confiseries,
pâtisseries), les aliments riches en glucide en
général (pain, pâtes raffinées, riz) ainsi
qu’une consommation d’alcool excessive.
Finalement, éviter le tabac surtout chez les
personnes souffrant de la maladie de Crohn et de
polyarthrite rhumatoïde.
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
Merci à Myriam pour son article sur les
La nutrition et le système immunitaire.
Autres articles de Myriam :
Omega 3 et
santé mentale,
La
nutrition des personnes agées,
Les alicaments
>>
Bibliographie
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