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Conseils nutritionnels pour bien dormir
Depuis de nombreuses années,
certaines plantes telles que la
camomille, le tilleul ou la
valériane sont reconnus pour leur
effet relaxant. De récentes
recherches ont permit d’identifier
les composants de l’alimentation
ayant un impact sur le sommeil
notamment en agissant sur les
fonctions cérébrales. C’est le cas
des acides aminés tels que le
tryptophane et la tyrosine qui
rentre dans la composition des
molécules responsables de la
régulation du cycle veille-sommeil,
les neurotransmetteurs (sérotonine,
dopamine, noradrénaline et
adrénaline).
Il a été ainsi prouvé que les repas
riches en glucides promeuvent
l’utilisation par l’organisme de
l’acide aminé constitutif de la
sérotonine, le tryptophane. En
effet, un repas riche en glucides,
en particulier en glucides rapides
(pâtisseries, confiseries, pain
blanc…), conduit à une élévation de
la sécrétion d’insuline qui à son
tour diminue la quantité d’acide
aminé présent dans le sang à
l’exception du tryptophane. Celui-ci
peut ainsi pénétrer le cerveau à un
rythme rapide et être converti en
sérotonine sachant que lorsque le
taux d’insuline est bas il entre en
compétition avec les autres acides
aminés pour être transporté dans
l’organisme. Ainsi, contrairement à
un repas riche en protéines, un
repas constitué principalement de
glucides encourage la somnolence.
La production de la sérotonine
dépend également d’autres nutriments
tels que le fer (viande rouge,
légumineuses et graines), le
magnésium (riz complet, légumes
verts, banane et fruits oléagineux),
les acides gras essentiels (poissons
gras, fruits oléagineux et graines
ainsi que leurs huiles) ou la
vitamine B6 (viande et poisson).
Donc, boire un bol de lait chaud
avec du miel avant d’aller se
coucher favoriserait
l’endormissement en particulier chez
les personnes âgées. De même
favoriser pour le repas du soir les
aliments riche en tryptophane tels
que le lait, la viande, le poisson,
la volaille et en particulier la
dinde, les œufs, les haricots, le
fromage et les légumes verts.
Pour beaucoup d’individus le café et
autres boissons riches en caféine
(thé et cola) sont à éviter avant
d’aller se coucher. En effet, la
caféine peut retarder
l’endor missement, diminuer la durée
et la « profondeur » du sommeil et
ainsi réduire la qualité de
celui-ci. Il est également
recommandé d’éviter de manger du
chocolat en fin de journée étant
donné qu’il contient une molécule
excitante, la théobromine.
La consommation d’alcool peut
promouvoir ou empêcher
l’endormissement, mais d’une façon
générale elle est nuisible à la
qualité et la quantité de sommeil.
Fumer avant d’aller se
coucher est à bannir sachant que la
nicotine contenue dans la cigarette
peut altérer la qualité du sommeil.
Les fumeurs ont en effet un sommeil
moins profond que les non-fumeurs,
et au réveil ils se sentent moins
reposé. La nicotine agit sur le
sommeil notamment en interférant
dans la régulation des
neurotransmetteurs impliqués dans le
cycle veille-sommeil.
Finalement, les repas doivent être
pris à horaires constants et celui
du soir ne doit pas être trop
copieux ou trop riche (cf.
Adiponectine). Pour dormir
correctement, l’estomac ne doit pas
etre ni trop plein ni vide. La
digestion se fait plus difficilement
pendant la nuit et tout comme la
faim, elle peut provoquer l’éveil.
Il est ainsi préférable de prendre
le repas du soir au moins 2 heures
avant d’aller se coucher et d’éviter
tout aliment pouvant compromettre la
digestion comme par exemple les
épices qui peuvent provoquer des
brûlures d’estomac.
En conclusion, la prise alimentaire
et le sommeil sont deux processus
complexes qui interagissent l’un
avec l’autre. Les hormones régulant
le maintien d’un poids corporel sain
et le développement de certaines
conditions comme le diabète ou les
maladies cardiovasculaires sont
tributaires du cycle veille-sommeil.
Inversement, les neurotransmetteurs
contrôlant l’état d’éveil et
d’endormissement tels que la
sérotonine et la noradrénaline
peuvent être influencés par
l’alimentation.
Un énorme travail reste toujours à
être accompli pour comprendre
entièrement les mécanismes
impliqués. Néanmoins, il s’avère que
le succès d’un régime amaigrissant
passe par un sommeil suffisant en
quantité et en qualité.
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
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Bibliographie nutrition et sommeil
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