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Régime alimentaire et sommeil perturbé
>Le syndrome d’apnée du sommeil
(SAS)
Comme nous venons de le voir, un
manque de sommeil, survenant
régulièrement, peut conduire à des
perturbations du métabolisme et de
la prise alimentaire à l’origine
d’un surpoids et des conditions qui
lui sont associées. Inversement, un
excès pondéral mène dans certains
cas à des troubles du sommeil en
particulier l’apnée du sommeil.
L’apnée du sommeil correspond à des
arrêts respiratoires de 10 à 30
secondes survenant plusieurs fois
durant le sommeil. La surch arge de
poids accentue l’affaissement des
tissus, au niveau des voies
respiratoires ceci entrainant une
cohésion des parois qui empêche la
circulation de l’air. Ces arrêts
conduisent ainsi à une diminution de
la quantité d’oxygène présente dans
le sang (hypoxie) ce qui accentue
les risques d’accidents
cardiovasculaires, les risques
neurologiques et respiratoires. De
plus, cette condition s’accompagne
en général de ronflements puissants,
de fatigue au réveil et de
somnolence diurne.
Des apports en oxygène insuffisants
peuvent avoir de dangereuses
répercussions sur le cœur, les voies
respiratoires et le cerveau se
traduisant par l’apparition de
maladies cardiovasculaires
(hypertension, insuffisance
cardiaque, infarctus du myocarde et
angine de poitrine), d’accidents
vasculaires cérébraux, de troubles
respiratoires ou de conditions
neuropsychiatriques.
Il est notamment recommandé aux
patients souffrant de SAS de perdre
du poids en adaptant son
alimentation et/ou en pratiquant une
activité physique régulière, et de
limiter leur consommation d’alcool,
de café et de somnifères.
>Adiponectine et troubles du
rythme circadien
Les résultats de l’étude menée sur
des souris par le Dr Oren Froy et
son équipe (Université hébraïque de
Jérusalem) révèlent qu’un régime
riche en lipides perturberait le
rythme circadien en altérant la
fabrication d’adiponectine
(Barnea et al., 2009). La sécrétion
de cette hormone est soumise au
rythme circadien qui, d’après cette
étude, est moindre lorsque celui-ci
est altéré par une consommation de
graisses trop élevée.
Cette hormone, qui comme la leptine
est sécrétée par les tissus
graisseux, intervient dans la
régulation du poids corporel en
stimulant l’utilisation des graisses
comme source d’énergie et en
augmentant la sensibilité de
l’insuline. Des apports lipidiques
trop importants se traduisent par
une augmentation du volume des
cellules graisseuses qui inhibent la
sécrétion d’adiponectine. Par
conséquent, un taux sanguin faible
d’adiponectine est fréquemment
observé chez les individus obèses et
est associé aux risques de diabète
et de maladies cardiovasculaires.
Déjà en 2007, Dr Oren Froy
démontrait dans son rapport sur la
nutrition et les rythmes circadiens
chez les mammifères que l’horloge
biologique influençait le
métabolisme des acides aminés, du
glucose et des lipides y compris
celui du cholestérol, et que
réciproquement la rythmicité du
cycle circadien dépendait du
métabolisme et des apports
alimentaires. En effet, les aliments
semblent être de puissants
synchroniseurs de l’horloge
circadienne. La périodicité des
repas serait à l’origine de
l’expression de certains gènes
présents dans les tissus tels que
les tissus du foie. Ainsi, une
modification des habitudes
alimentaires entrainerait des
modifications physiologiques et
comportementales résultant d’un
bouleversement de cette horloge. Une
illustration de ce phénomène est la
réduction de la température
corporelle suite à une restriction
calorifique. Ces observations
confirment que l’ajustement de
l’horloge biologique par
l’alimentation et le moment de la
prise des repas permet de meilleurs
fonctionnements physiologiques et
par extension de réduire les risques
d’obésité.
>> Conseils
nutritionnels pour bien dormir
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