
D’après les derniers chiffres publiés par l’ONUSIDA, en
2007 dans le monde 33,2 millions d’individus vivaient avec
le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dont 2,5
millions étaient des enfants. En France, 130 000 personnes
étaient séropositives et 1 500 sont décédé du SIDA. Ces
chiffres n’ont cessé d’augmenter depuis l’apparition de
l’épidémie en 1981.
Une fois que le virus est entré dans l’organisme, la maladie
prolifère et détruit le système immunitaire. La nutrition a
un rôle clé dans la progression et le traitement de la
maladie. Avec une intervention nutritionnelle adaptée la
qualité mais également l’espérance de vie des patients peut
être augmentée.
Le VIH
Un virus est un organisme à part. Il
ne peut pas être classifié en tant
que cellule vivante même s’il s’en
rapproche de part son organisation
structurale. Contra
irement à toute
cellule, les virus se multiplient
exclusivement à l’intérieur des
cellules hôtes de l’organisme qu’ils
ont envahi, ils ne peuvent ainsi
donc pas se diviser seuls. Leur
matériel génétique peut être de
l’ADN ou de l’ARN (simple ou double
hélice d’acides nucléiques). Ils
détournent la « machinerie » de la
cellule envahie à leur profit, tuant
ensuite celle-ci.
Dans le cas du SIDA, le virus (VIH)
infecte des cellules particulières,
les lymphocytes T4, qui sont des
globules blancs ayant un rôle
crucial dans le système immunitaire.
Il existe 2 types de VIH : VIH-1 et
VIH-2, le premier étant le plus
répandu. Le VIH est ce qu’on appelle
un rétrovirus : il possède
une enzyme particulière (la
transcriptase inverse) qui va
reproduire son propre matériel
génétique, en l’occurrence de l’ARN,
sous la forme d’ADN et l’intégré à
celui de la cellule hôte. Cet ADN
viral (provirus) reste dans
le génome de la cellule hôte et va
produire de nouveaux virus.
L’expression de ce provirus est à
l’origine de la synthèse de trois
protéines qui vont former
différentes « parties » structurales
du virus. Ces protéines s’assemblent
pour former un nouveau virus (virion)
qui va ensuite quitter la cellule
pour rejoindre le sang et aller
contaminer un autre lymphocyte T4.
Une fois infectées les cellules
meurent, le système immunitaire est
ainsi totalement désorganisé.
Le virus peut se transmettre soit
lors de relation sexuelle, soit par
le sang ou soit de la mère à
l’enfant lors de la grossesse, de
l’accouchement et de l’allaitement.
Le virus est donc présent dans les
sécrétions génitales (sperme et
cyprine), le sang et le lait
maternel. On en retrouve également
dans la salive, les larmes et
l’urine mais en quantité
insuffisante pour être transmis.
>> Le
développement de la maladie : du VIH au SIDA