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Hygiène alimentaire
Les personnes séropositives étant plus
sensibles aux microorganismes que les personnes
de sérologie normale, elles doivent se protéger
contre les infections pouvant être portée par
les aliments ou les boissons. Des règles
d’hygiène simples permettront de limiter les
risques de contracter une infection :
●
Les aliments doivent donc
être minutieusement lavés de même
que les mains et les ustensiles
servant à la préparation et la
cuisson des aliments.
●
Cuire les denrées crues
telles que les œufs, le poisson et
les viandes.
●
Respecter les dates de
péremption.
●
Conserver les restes au
réfrigérateur et consommer les dans
les trois jours.
●
Ne pas boire à la
bouteille afin d’éviter la
propagation des germes pour soi et
son entourage. Eviter de boire
directement à la cannette, des
germes pouvant s’y trouver.
●
Couvrir les plaies afin
d’éviter la contamination durant la
manipulation et la cuisson des
aliments.
●
Utiliser des récipients
de stockage stérilisés (conserves)
ou parfaitement nettoyés (boîtes en
plastiques)
●
Désinfecter le plan de
travail avant et après utilisation.
Veillez également à ne pas cuire les légumes
trop longtemps ou conserver leur eau de cuisson
afin de préserver au maximum les vitamines.
Recommandations nutritionnelles
Comme le SIDA présente différents symptômes
en fonction du stade de la maladie, des
infections que le patient a contracté et sa
réaction aux traitements, il est difficile
d’établir un régime global adapté à chaque
individu. Toutefois, voici des tableaux
présentant différents régimes conseillés en
fonction des symptômes et des phases de la
maladie. Ceci n’est qu’une aide, je vous
recommanderais donc d’aller consulter un(e)
diététicien(ne) (si ce n’est déjà fait…) et/ou
de suivre les conseils de votre médecin afin
qu’il ou elle vous prescrive le régime le plus
adapté pour vous.
>La phase asymptomatique
Optez pour une alimentation équilibrée et
surtout faites vous plaisir (le moral joue un
rôle important dans le développement des
maladies)
cf.
Tableau 1.
Ayez au moins trois repas pas jour :
petit-déjeuner, déjeuner et diner. Chaque
repas doit comporter quatre portions de
glucides (féculents, légumineuses, fruits et
légumes), deux portions de protéines (viande,
poisson, œuf, légumineuses et produits laitiers)
et une portion de lipides (beurre, huile, crème
et fruits oléagineux). Les quatre portions de
glucide doivent inclure une crudité (légumes ou
fruits crus), une cuidité (légumes ou fruits
cuits), un farineux (pain, pâte, riz ou céréales
en générale) et un sucre rapide (sucre et
sucrerie). Eventuellement, une ou deux
collations peuvent être inclus dans la journée :
fruits frais ou secs, barre de céréales ou pain
avec du beurre, de la confiture ou du miel
accompagné d’une boisson chaude (thé vert,
chocolat chaud, etc.). Ces portions seront à
déduire des autres repas.
Limitez votre consommation d’alcool qui
affaiblira d’autant plus votre organisme et
faites une activité physique régulière voire
quotidienne (total de 2h par semaine,
d’intensité modérée : marche, vélo, jogging ou
natation).
>La phase symptomatique
Comme expliqué précédemment, d’une manière
générale trois aspects nutritionnels sont à
prendre en compte, il faut augmenter :
●
Les apports énergétiques totaux : ils doivent
être augmenté jusqu’à 150% des calories
recommandées pour un individu de sérologie
normale en privilégiant les protéines.
●
Les apports en protéines : attention tout de
même aux individus souffrant de maladies rénales
et/ou hépatiques.
●
Les apports en vitamines (A, B, C et E) et
minéraux (sélénium, zinc, et fer).
Le
Tableau 2 présente les aspects
nutritionnels à prendre en compte concernant les
principales conditions dont souffrent les
malades du SIDA.
Même si la plupart des malades sont maigres
certains vont au contraire être en surpoids.
Cette prise de poids s’accompagne souvent d’une
élévation du taux de cholestérol et de glucose
sanguin tout comme dans le cas de
lipodystrophie. Il faudra ainsi surveiller la
consommation des graisses pour
l’hypercholestérolémie (trop de cholestérol) et
l’hypertriglycéridémie (trop de triglycérides)
en privilégiant les sources d’acides gras
essentiels (poissons gras, huiles végétales,
fruits oléagineux et graines).
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
>> Bibliographie
et annexes
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