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Politiques nutritionnelles en matière
d’obésité à l’égard des enfants
Les comportements alimentaires sont régentés
par la culture. Ceci peut s’observer en
comparant les habitudes alimentaires des
français et des britanniques. Culturel signifie
également que nos comportements en matière
d’alimentation évoluent au fil du temps. Ce
n’est donc pas un état figé, mais quelque chose
qui s’adapte en fonction de l’environnement dans
lequel on se trouve. C’est à ce niveau
qu’intervient les enfants. Il est important de
leur inculquer de bonnes habitudes et ne pas
laisser trop de place à certains modèles
modernes pouvant à long terme nuire à leur
santé. En effet, les enfants on moins de faculté
que les adultes à prendre des décisions
concernant leur propre intérêt, en ce sens ils
sont plus manipulables.
>L’obésité
Depuis les années 80, le nombre
d’enfants ayant des problèmes de
poids n’a cessé d’augmenter devenant
ainsi un problème de santé publique.
L’ENNS de 2006 a établi que 18 % des
enfants de 3-17ans étaient en
surpoids, dont 3,5% considérés
obèse. De plus, cette prévalence
était supérieure chez les filles
âgées entre 3 et 10 ans comparé aux
garçons.
L’obésité est définie par
l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) comme « une accumulation
anormale ou excessive de graisse
corporelle qui peut nuire à la santé
». Tout comme chez les adultes, l’IMC
peut être utilisé pour dépister un
éventuel surpoids.
L’IMC
chez les enfants et adolescents
varie avec l’âge et le sexe, il
n’est donc pas possible comme chez
l’adulte de se référer à des seuils
(poids normal : 18,5 à 24,9kg/m2 ;
surpoids : 25 à 29,9kg/m2 ; obésité
: ≥30kg/m2). C’est pour cela que les
courbes d’IMC établis dans le cadre
du PNNS sont un outil majeur pour
prévenir et diagnostiquer l’obésité.
Ces courbes ont été construites à
partir d’une population de référence
et sont divisées en percentiles en
fonction du « statut » de
l’enfant : poids normal,
insuffisance pondérale ou obésité de
degré 1 ou 2.
En générale, l’IMC augmente de
manière significative les premiers
mois suivants la naissance, il
diminue après 1 an et augmente de
nouveau vers 6 ans.
D’autres méthodes existent pour
évaluer de manière plus précise la
masse grasse. Elles sont entre autre
:
● L’utilisation
de pinces ou compas : cela
correspond à une mesure de l’épaisseur des
tissus graisseux sous-cutanée et estimation
a parti de ces valeur de la masse graisseuse
totale.
● La
densitomètre hydrostatique :
l’individu est immerge dans l’eau ; le
déplacement du volume d’eau correspond au
volume de la personne. A partir de cette
valeur la densité et ainsi la masse
graisseuse peuvent être déduites.
● L’absorption
biphotonique : une source
d’énergie (rayon X) est balayée sur
l’ensemble du corps, l’énergie est absorbée
ou dispersée en fonction du tissu rencontré.
Ainsi les compartiments minéraux, graisseux
et maigres sont mesurés.
● La
bioimpedancemétrie : cette
technique est basée sur le principe que les
tissus maigres (muscles) ont une
conductivité électrique plus importante que
l’eau et une impédance (résistance) moins
élevée que les tissus adipeux. Par
conséquent, lorsqu’un courant alternatif de
faible intensité est appliqué à l’organisme,
la quantité de masse maigre pourra être
déduite à partir des différentes fréquences
enregistrées par l’appareil. Cette technique
est non-invasive, rapide et sans danger.
Elle s’est développée de telle façon qu’elle
est désormais accessible aux
non-professionnels et disponible dans le
commerce.
Les mesures anthropométriques
(calcul de l’IMC) restent toutefois
la méthode la plus employée.
>Pourquoi est-t-il important de contrôler la
prise de poids chez un enfant obèse ou en
surpoids ?
L’obésité est une condition grave,
considérée comme une maladie en soi
compte tenu des risques de mortalité
qui lui sont associés, ces risques
augmentant avec l’IMC.
Un ensemble de conditions est
souvent observé simultanément chez
les individus obèses, il s’agit du
syndrome métabolique (syndrome X).
Ces conditions sont :
●
une surcharge pondérale au niveau de
l’abdomen : circonférence
abdominale supérieure à 88cm chez la femme
et 102cm chez l’homme.
●
une glycémie élevée
(supérieure à 1,1g/l) due à une
insensibilité accrue à l’insuline.
●
un taux sanguin élevé de
triglycérides : égal ou supérieur
a 1,5g/l.
●
un taux de HDL (bon cholestérol) bas
: inférieur à 0.4g/l pour
la femme et 0.5g/l pour l’homme.
●
de l’hypertension : supérieure
à 130mm Hg pour la pression systolique
(contraction cardiaque) et 85mm Hg pour la
pression diastolique (relâchement cardiaque)
Le syndrome métabolique accroit les
risques de la survenue de maladies
cardiovasculaires et de diabètes de
type 2. L’obésité pendant l’enfance
augmente non seulement les risques
de développer le syndrome
métabolique à l’âge adulte, mais il
est également associé à une
apparition du symptôme plus
précocement chez l’enfant.
En plus d’affecter la santé de
l’enfant ou de l’adolescent due aux
complications qui en résultent,
l’excès pondéral a souvent des
répercussions psychologiques. En
effet, l’obésité est liée à la
dépression, une image de soi
négative, et un mécontentement
vis-à-vis de son corps.
Une prise en charge précoce se
justifie sachant qu’il y a un risque
de persistance du surpoids ou de
l’obésité à l’âge adulte. En effet,
d’après le rapport de Heude et
Charles de 2001, la probabilité
qu’un enfant en surpoids ou obèse le
reste à l’âge adulte varie de 20-50
% avant la puberté à 50-70 % après
la puberté. Cette probabilité est
fonction de la sévérité de la prise
de poids, de la durée de celle-ci
(risques accrus pour un enfant obèse
ou en surpoids depuis plusieurs
années) de la présence ou non
d’obésité chez les parents, de l’âge
de l’enfant. La nutrition chez
l’enfant a donc son importance en
termes de santé publique et de coût
pour les services de santé dans les
années à venir.
>> Les
solutions et mesures prises contre l'obésité
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