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>Le fœtus
Le fœtus obtient ses nutriments à
partir de la mère via le cordon
ombilical. Le placenta intervient
donc dans la nu trition du fœtus mais
également dans sa respiration,
l’excrétion de ses déchets (CO2 et
urée) et la production des hormones
qui lui sont nécessaire.
Son alimentation est simple et se
compose de vitamines et minéraux,
d’acides aminés libres (forme simple
des protéines, dégradées en leurs
éléments constitutifs), d’acides
gras et exclusivement de glucose en
ce qui concerne les glucides. Après
la naissance, le nouveau né aura une
alimentation plus complexe. Il se
nourrira de lactose (formé 2 sucres
simples : glucose et galactose), de
lipides et d’une variété de
protéines.
La durée de la gestation est
caractéristique de l’espèce et
fonction de la taille de l’animal.
Les êtres humains en sont une
exception car la taille du fœtus est
plutôt petite mais la grossesse est
de longue durée (9 mois). Cette
particularité propre à notre espèce
permet de nous protéger contre la
malnutrition.
La croissance du fœtus dépend des
aliments fournis par la circulation
sanguine de la mère et la capacité
du fœtus à les utiliser. La période
de développement la plus critique
est celle durant laquelle la mère ne
sait pas qu’elle est enceinte (entre
2 et 8 semaines). Des événements se
produisant pendant cette période
aura des effets irréversibles sur le
développement de certains tissus
notamment le système nerveux
central, le cœur, les yeux et les
oreilles. Par exemple, un apport
insuffisant en acide folique, la
consommation d’alcool et de tabac
pourront nuire à la santé de
l’enfant à naitre. Néanmoins, le
fœtus possède un statut prioritaire
relatif aux nutriments, ses besoins
seront satisfaits éventuellement au
détriment de celui de la mère. Par
exemple, en cas de carence en fer,
même si le taux d’hémoglobine de la
mère est bas celui du fœtus sera
normal.
>La nutrition du nourrisson
En grandissant l’alimentation de
bébé évolue, ses besoins
nutritionnels reflètent son rythme
de croissance. Durant les 12
premiers mois de la vie le poids
corporelle du nourrisson va tripler, il va grandir d’environ 50%.
Pour que cette croissance se fasse
correctement il va nécessiter un
apport en énergie et en nutriments
particulier adapté à son âge et son
métabolisme. Les besoins
énergétiques sont divisés de cette
façon :
● Métabolisme de
base : énergie nécessaire au maintien
des fonctions vitales. Avant l'âge de 1 an,
elle correspond à 50-70kcal par kilogramme
de masse corporelle (poids) par jours
● Thermorégulation :
énergie nécessaire au maintien de la
température corporelle (37,5°C)
● Energie dépensée
lors d’activité physique
(l’activité musculaire augmentant surtout a
partir de 5-6 mois)
● Cout énergétique
de la croissance : la synthèse de
nouveaux tissus est consommatrice d’énergie
(sous forme d’ATP) mais également de
protéines et de lipides. La quantité d’énergie
(environ 100kcal/kg de poids) et de
nutriments nécessaires est maximale durant
les 6 premiers mois de la vie.
Ainsi, durant les six premiers mois
le nourrisson nécessite à peu prés
500kcals par jour (16g de protéines,
67,5g de glucides et 23g de
lipides). Entre 6 mois et un an il
aura besoin d’environ 775kcal (25g
de protéines, 104g de glucides et
36g lipides) et entre un et trois an
1300kcal (42g de protéines, 176g de
glucides et 61g de lipides). Avant
six mois son alimentation consiste
exclusivement de lait (allaitement
ou lait infantile), le lait maternel
étant le plus adapté. Le lait à cet
âge couvre parfaitement ses besoins
nutritionnels.
L’allaitement présente un
certain nombre d’avantages : le lait
maternel se digère facilement, les
risques d’allergie sont diminués,
des antibiotiques naturels sont
transmit par le lait maternel ce qui
renforce le système immunitaire du
nouveau né, il n’y a pas de danger
de contamination bactérienne et il
semblerait que l’allaitement ai un
rôle préventif contre le
développement de certaines
conditions/maladies telles que
l’obésité et le diabète.
Toutefois, même si il est
recommandé, la mère ne doit en aucun
cas se forcer à allaiter si elle
n’en ressent pas l’envie. Une
alimentation au biberon est
préférable à un allaitement mal
vécu, les produits infantiles
actuels étant parfaitement adaptés
aux nourrissons. La mère et/ou le
père devront seulement être attentif
dans le choix du lait et déceler
d’éventuels intolerances ou
allergies. Le contact peau contre
peau pourra se faire lors du repas
permettant ainsi de consolider un
lien privilégier avec l’enfant.
Après six mois « le sevrage »
commence, les aliments solides
peuvent être introduits, en évitant
tout de même d’abandonner
complètement le lait et en limitant
les apports en protéines animales
(viande, œuf, poissons) et en sucre.
Il est recommandé d’introduire un
aliment à la fois de manière à
déceler d’éventuelles allergies.
Commencer par les céréales
spécialement conçues pour bébé (riz,
avoine, orge, blé), ensuite
introduire légumes et fruits, puis
œufs (jaune à partir de 7 ½ mois et
blanc 12 mois), poissons et viandes.
Servir les aliments sous forme de
purée lisse facile à ingérer.
Ne pas hésiter à varier
l’alimentation en proposant de
nouvelles saveurs et consistances,
en variant goûts, odeurs et
couleurs. Ceci développera la
curiosité de bébé. Il faut toutefois
le faire progressivement, sans
brûler d’étape.
Certains nutriments sont
particulièrement importants. Les
études ont démontrées que les
carences en acides gras oméga 3
affectaient la croissance du
nourrisson et de l’enfant en
particulier leur développement
cérébral. Toutefois les carences en
ce nutriment sont rarement observées
dans les pays occidentaux.
Les apports insuffisants en fer
quant à eux sont plus fréquents.
L’absorption digestive du fer est
plutôt faible chez les enfants
néanmoins la biodisponibilité du fer
est accrue dans le lait maternelle,
de sorte que lorsque le nourrisson
est nourri au sein ses besoins en
fer sont satisfaits.
Les nourrissons âgés entre 0 et 6
mois auront besoins d’environ 400mg
de calcium et 500mg de 6 mois à 1
an. Le calcium intervient dans la
formation et le maintien des os et
des dents, il est ainsi essentiel en
cette période de croissance intense.
Les nourrissons nourrit au sein
atteignent en générale ces
recommandations car le calcium
contenu dans le lait de femme voit
son absorption facilitée par la
présence de vitamine D. Pour les
femmes ne pouvant ou choisissant de
ne pas allaiter, des précautions
devront être prises dans le choix de
lait infantile de manière à ce que
leurs teneurs en calcium et en
vitamine D soit adéquates.
Finalement, les aliments infantiles
sont à privilégier dû à leur faible
teneur en nutriments allergisant
tels que l’huile d’arachide, les
œufs, les noix et amandes. La teneur
en sel de ces aliments est également
contrôlée et réglementée, elle est
inférieure à 200mg par 100g (ou
100kcal) de produit. Les enfants de
cet âge on de toute façon des goûts
différents que ceux des adultes et
préfèrent ainsi une alimentation
sans sel. Toutefois, le sel (sodium)
a des rôles métaboliques importants
tels que la régulation de la teneur
corporelle en eau, de la pression
artérielle et des influx nerveux.
Les apports recommandés pour bébé
sont donc compris entre 0,5 et 0,9g
par jour.
De plus, choisir des fruits et
légumes cultivées de façon
spécifiquement ajustée aux jeunes
enfants assurera des teneurs faibles
voir nulles en nitrate,
conservateurs, colorants,
édulcorants, etc.
>> Les
besoins nutritionnels des enfants et des adolescents
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