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Les causes restent incertaines ce
qui rend cette condition difficile à
traiter. Il semblerait que la
dépression, le stress et l’anxiété
soient des facteurs de risques. Un
changement d’alimentation, un
mauvais mode de vie (manque
d’activité physique, consommation
excessive d’alcool et de cigarette,
etc.), une intolérance alimentaire,
une hypersensibilité viscérale (1)
ou une mauvaise microflore
intestinale peuvent également être à
l’origine de la colopathie
fonctionnelle.
Quelque soit la cause, les intestins
sont des organes très sensibles. Ils
possèdent en effet un réseau
complexe de cellules nerveuses (100
millions): le système nerveux
entérique. Ce système contrôle la
motricité, la vascularisation et les
sécrétions du système digestif. Ce
système sécrète environ 20
neurotransmetteurs (2) similaires à
ceux sécrétés par le cerveau. Les
deux organes se ressemblent donc
d’un point de vue structurel mais
également fonctionnel, on désigne
ainsi parfois l’intestin comme étant
un second cerveau.
Le cerveau et les intestins sont en
communication directe, mais les
interactions entre ces systèmes sont
complexes. Les stimulations
intestinales étant commandées par le
cerveau de façon inconsciente, le
stress et l’anxiété agiraient sur
les intestins par cette voie
déclenchant ainsi des épisodes de
diarrhée ou de constipation. Ces
épisodes peuvent parfois perdurer
lorsque le stress et l’anxiété
persistent (stress post-traumatique
occasionné à la suite d’un accident,
d’un deuil…).
De plus, grâce à son système nerveux
les intestins jouent un rôle décisif
dans la protection de l’organisme
(=immunité).
Cette similitude fonctionnelle entre
le cerveau et les intestins explique
pourquoi les antidépresseurs sont
parfois prescrits aux individus
souffrant de colopathie
fonctionnelle.
(1) Hypersensibilité
viscérale : perception exagérée de
l'activité de leurs intestins
souvent sous forme de douleur
(2) Neurotransmetteurs : messagers
chimiques qui assurent la
transmission de message nerveux
entre neurones (cellules nerveuses)
Les intestins et la digestion
L’appareil digestif s’étend de la
bouche à l’anus. Il comprend les
organes digestifs (bouche, œsophage,
estomac, intestins) et les glandes
annexes (les glandes salivaires, le
pancréas, la vésicule biliaire, la
rate et le foie). La digestion a
pour but de transformer les aliments
ingérés de manière à en extraire les
nutriments nécessaire à l’organisme
et d’éliminer, par les selles et les
urines, l’inutile.
La digestion commence dans la bouche
grâce à la mastication et la
salivation : les aliments sont
broyés et une partie de l’amidon est
réduite en glucose. Le
bol
alimentaire ainsi obtenu rejoint
l’estomac en passant par l’œsophage
(ce long « tube » qui relie la
bouche a l’estomac). Les aliments
vont ensuite subir une action
mécanique (le brassage : contraction
de l’estomac) et une action chimique
(sécrétion d’acide chlorhydrique et
d’enzymes contenus dans le suc
gastrique) afin d’obtenir le chyme.
Les aliments ingérés restent dans
l’estomac entre 1 et 3 heures.
Jusqu'à présent seuls l’amidon et
les protéines (par les pepsines
élaborées par la muqueuse stomacale)
ont été dégradés, l’essentiel de la
digestion s’effectuant au niveau de
l’intestin grêle. Cet organe a un
diamètre de 4cm et mesures environ
6m de long. Il peut être divisé en 3
parties : le duodénum, qui lie
l’estomac à l’intestin, le jéjunum,
qui correspond à la partie centrale,
et l’iléon, la partie terminale
reliée au côlon. La bile, produite
par le foie et emmagasinée par la
vésicule biliaire, va permettre la
digestion et l’absorption des
lipides. Elle est également
nécessaire à l’absorption des
vitamines liposolubles (K, E, D et
A). Les enzymes du suc pancréatique
vont achever la digestion de
l’amidon, des protéines et des
lipides. Le chyme progresse tout au
long de l’intestin grêle grâce aux
mouvements péristaltiques (3). A
différents niveaux de l’intestin, le
chyme va être dégradé en molécules
suffisamment petites pour être
absorbées par la paroi intestinale,
et pour rejoindre la circulation
sanguine. La majorité des aliments
sont absorbés dans les premiers 80cm
de l’intestin (duodénum et début du
jéjunum).
Le côlon reçoit les éléments qui
n’ont pas été absorbés par
l’intestin grêle. Il contient de
nombreuses bactéries qui produisent
des gaz (notamment hydrogène, gaz
carbonique, azote et méthane) et
certaines vitamines (K et certaines
du groupe B). La majorité de l’eau
est absorbée dans le côlon. Les
selles sont acheminées jusqu’au
rectum par des mouvements
péristaltiques mais surtout des
mouvements de masse (4). Chez les
individus souffrant de colopathie
fonctionnelle, la motilité (activité
propulsive et contractile) du côlon
est anormale affectant ainsi le
transit. Celui-ci peut être divisé
en trois composantes : la vidange
gastrique, le transit de l’intestin
grêle et le transit du côlon.
La digestion ne peut se faire que
grâce à l’intervention des hormones
gastro-intestinales, telle que la
gastrine, qui régulent la sécrétion
des sucs et des enzymes, et
contrôlent la motricité du tube
digestif (mouvement de contraction
de l’estomac, péristaltismes, etc.).
Généralement, entre 24 et 40 heures
sont nécessaires pour qu’un repas
traverse le tube digestif, mais la
durée du transit varie grandement
d’un individu à un autre en fonction
de la composition du repas en terme
de qualité (équilibré ou trop riche
en matières grasses et/ou en sucre)
et de quantité. Un transit normal
est compris entre 3 selles par jour
à 2-3 selles par semaine. La
diarrhée résulte d’un passage
accéléré des selles dans le côlon,
l’eau n’a donc pu être absorbée et
les selles sont trop liquides. La
constipation, au contraire, est
induite lorsque les selles ne sont
pas évacuées assez rapidement. L’eau
va être absorbée parfois en totalité
rendant leur évacuation difficile.
(3) Mouvements
péristaltiques : ondes de
contractions permettant l’avancer
des selles dans l’intestin grêle et
le colon. Ceux sont des mouvements
plutôt lents mais réguliers.
(4) Mouvements de masse: ondes
contractiles lentes permettant une
propulsion d’une plus grande
quantité de selles (d’où leur nom
masse). Elles se produisent que
quelques minutes par jour et sont à
l’origine du besoin de défécation.
>> Recommandations pour améliorer les symptômes de
la colopathie fonctionnelle
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