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Le cholestérol


Par Myriam Faure, le 04/05/2010

Les lipides sont une famille de molécules différant grandement les unes des autres. Parmi celles-ci on trouve les triglycérides (source d’énergie), les phospholipides qui constituent les membranes des cellules, et le cholestérol.
Le cholestérol est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme toutefois une consommation trop importante en acide gras peut aboutir à un taux de cholestérol trop élevé et par conséquent devenir néfaste.
En effet, l’augmentation des apports en acides gras observée dans les pays industrialisés (de l’ordre de 40% de l’apport énergétique totale, l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments (Afssa) recommandant de limiter les apports à 30-35%) a été démontré être à l’origine de diverses conditions dont notamment les maladies cardiovasculaires.
Les maladies cardiovasculaires sont les premières causes de mortalité en France ; les cardiopathies ischémiques et les maladies vasculaires cérébrales étant les deux principaux responsables et comptant respectivement pour 7 et 5% de l’ensemble des décès.
Cette article vise à expliquer ce qu’est le cholestérol, son rôle, les conditions associées à sa surconsommation ainsi que de donner quelques conseils afin de maintenir ou d’acquérir un taux de cholestérol sain.



Le cholestérol


Cette molécule est appelée stéroïde due au noyau stérol (4 cycles de carbone) qui la constitue. Ce noyau ainsi que la chaine carbonée qui lui est attachée rend cette molécule très hydrophobe, c’est-à-dire qu’elle n’est pas soluble dans l’eau.

Le cholestérol, tout comme les phospholipides, entre dans la composition des membranes cellulaires. Sa présence aide à stabiliser la fluidité de la membrane et ainsi joue un rôle de barrière entre la cellule et son environnement. Au niveau des cellules nerveuses, il isole la membrane cellulaire assurant de ce fait la bonne propagation du message nerveux. Le travail du Dr Frank W. Pfrieger et son équipe a également révélé que le cholestérol régulait la formation de connections entre les neurones, appelées synapses. Les synapses ont un rôle important dans le processus d’apprentissage et la mémoire.

 Il est aussi le précurseurs des hormones stéroïdes (œstrogènes, progestérones, androgènes tels que les testostérones, aldostérones, glucocorticoïdes, et minéral corticoïdes), des acides biliaires et de la vitamine D. Il est donc nécessaire d’avoir des apports continus et adéquats en cholestérol.

Le cholestérol représente environ 0,2% du poids corporel total. Il est produit dans la plupart des tissus (sauf tissu intestinal) mais le foie reste le lieu principal de synthèse (75%). Il est retrouvé également chez les autres vertébrés, principalement dans le foie, le cerveau et le système nerveux mais également dans les muscles et la peau. Chez l’être humain, 10% des réserves de cholestérol sont contenu dans le sang et le foie.

Le taux de cholestérol varie grandement entre individus dû en grande partie au patrimoine génétique mais aussi à l’hygiène de vie et en particulier le régime alimentaire. En effet, le cholestérol peut soit être obtenue à partir des aliments soit directement synthétisé par l’organisme. La quantité de cholestérol produite quotidiennement est régulée de manière à moduler le niveau de cholestérol présent dans le sang. Un trouble au sein de cette régulation, par exemple causé par une surconsommation de lipides, conduit à un taux de cholestérol sanguin trop élevé : l’hypercholestérolémie.
Le taux de cholestérol à lui seul n’est pas suffisant pour évaluer les risques sur la santé. La quantité de lipoprotéines présentes dans le sang est un indicateur plus fiable. Les lipoprotéines sont une association entre des protéines (apolipoprotéines) et des lipides (triglycérides, ester de cholestérol et phospholipides) rendant ainsi possible leur transport. Il en existe plusieurs types en fonction de leur destination et de la quantité de cholestérol qu’ils contiennent :

  • Chylomicrons : ils transportent les lipides alimentaires par l’intermédiaire de la lymphe vers les muscles et le tissu adipeux. Ils sont formés majoritairement de triglycérides (entre 86 et 90% ; cholestérol et phospholipides regroupés 12%).
  • Very Low Density Lipoproteins (VLDL) : : ils sont produits par le foie et permettent le transport des triglycérides hépatiques vers les muscles et le tissu adipeux. Ils comprennent 55% de triglycérides, 19% de cholestérol et 18% de phospholipides.
  • Low Density Lipoproteins (LDL) : ils sont formés à partir des VLDL et sont composés principalement de cholestérol (70%). Leur concentration est donc une bonne estimation de la quantité totale de cholestérol sanguin.
  • High Density Lipoproteins (HDL) : ils transportent l’excès de cholestérol des tissus au foie. Sa teneur en phospholipides est comprise entre 30 et 35%, et en cholestérol entre 22 et 47%.

Les apolipoprotéines (ou apoprotéines, Apo) ont divers rôles très importants notamment dans le métabolisme des lipoprotéines. Elles sont présentes à la surface des lipoprotéines et selon leur type on distingue :

  • ApoB48 pour les chylomicrons
  • ApoB100 principale apolipoprotéines des VLDL et LDL
  • Apo A-I et A-II pour les HDL

Il existe également les Apo C, D et E.

Le taux normal de cholestérol total (HDL, LDL et VLDL) doit être inférieure à 2 g/l (ou 5,2 mmol/l). Celui de l’HDL se situe entre 0,4 à 0,65 g/l (1,0 à 1,65 mmol/l) chez l’homme et 0,5 à 0,8 g/l (1,3 à 2,0 mmol/l) chez la femme. Les triglycérides, quant à eux, doivent être compris entre 0,5 à 1,5 g/l (0,6 à 1,7 mmol/l) pour l’homme et 0,4 à 1,6 g/l (0,45 à 1,5 mmol/l) pour la femme. Sachez toutefois que ces valeurs ne sont que des approximations comme elles varient d’une source à l’autre et sont fonction de l’âge et du sexe du sujet (si vous avez des doutes demandez conseil à votre médecin, de toute façon lorsque vous recevez votre bilan lipidique le résultat est indiqué : normal, bas ou élevé).



La digestion des lipides


Pour bien comprendre comment le cholestérol est synthétisé et transporté, il est indispensable de connaître le déroulement de la digestion des lipides. Leur digestion comprend donc les étapes suivantes :

Digestion mécanique : brassage dans l’estomac des aliments ingérés.

Digestion par les sucs gastrique, intestinale et pancréatique, et la bile. Les lipides et certaines vitamines dites liposolubles (A, E et K) contrairement aux glucides, protides et vitamines hydrosolubles (B, C et acide folique) ne sont pas soluble dans l’eau ainsi pour réduire les grosses molécules lipidiques en plus petites la présence de bile est nécessaire sachant que le milieu intestinal est aqueux. La bile est produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire. Ce liquide jaune constitué d’acides (les deux principaux étant l’acide cholique et l'acide chénodésoxycholique) et de sels biliaires, va permettre la formation de gouttelettes de graisse (émulsion) qui faciliteront l’activité des enzymes intervenant dans la digestion des lipides. La bile possède un caractère amphiphile qui lui donne la possibilité d’interagir à la fois avec des éléments lipophiles et hydrophiles sachant que les milieux aqueux et lipidiques ne peuvent se mélanger (par exemple l’huile et l’eau ne peuvent pas donner une solution homogène). Elle va donc permettre la dissolution des graisses en formant de micelles lipidiques. A ce stade, les micelles sont constituées de triglycérides : une molécule de glycérol à laquelle sont reliés un à trois acides gras.

Digestion enzymatiques : les enzymes vont permettre la dégradation des glucides, protides et lipides. Dans le cas des lipides, ceux sont les lipases pancréatiques qui vont briser les liaisons entre les acides gras et la molécule de glycérol.

Absorption par l’intestin : la membrane des entérocytes, comme toutes les cellules de l’organisme, laisse passer facilement les molécules liposolubles puisqu’elles sont constituées majoritairement de lipides (phospholipides et cholestérols). Ainsi, les molécules de glycérols et d’acides gras traverseront sans difficulté la membrane intestinale.

Transport : une fois la membrane de l’intestin traversée, les molécules de glycérols et d’acides gras reformeront des triglycérides. Ces derniers vont être transportés jusqu’aux muscles squelettiques et tissus adipeux via le système lymphatique liés aux chylomicrons. En effet, les triglycérides étant liposolubles, comme nous venons de le voir, ces lipoprotéines vont les solubiliser et leur permettre d’être véhiculé dans les solutions aqueuses (lymphe, sang et milieu intracellulaire). Les résidus de chylomicrons vont être récupéré dans le foie et transformer en VLDL pour ensuite gagner la circulation sanguine.
La synthèse de cholestérol et de triglycérides par le foie est très complexe. Ces lipides sont produits à partir de différentes sources : les VLDL (matières grasses d’origine intestinale donc alimentaires), la digestion des glucides (à partir d’acétyl CoA) et les acides gras circulant librement dans le sang. Les LDL seront synthétisés à partir des VLDL et permettent le transport du cholestérol vers les différents tissus de l’organisme.

En résumé, il existe trois voies de transport des lipides :

  • Transport exogène, c’est-à-dire des voies digestives vers le foie et les tissues adipeux (chylomicrons).
  • Transport endogène, c’est-à-dire du foie vers les tissus adipeux et les muscles (VLDL pour les triglycérides et LDL pour le cholestérol).
  • Transport du cholestérol des tissus périphériques vers le foie (HDL).


Les conditions liées à une surconsommation de lipides


Une élévation des apports en graisses peut altérer la concentration sanguine en cholestérol (hypercholestérolémie), > 2g/l ou 5,2mmol/l) et/ou en triglycérides (hypertriglycéridémie, 1,5g/l ou 1,7mmol/l).
Les médecins emploient aujourd’hui le terme hyperlipoprotéinémie comme se sont les taux de lipoprotéines qui sont analysés : LDL et HDL. Un taux élevé en LDL-cholestérol ainsi qu’un taux de HDL-cholestérol trop insuffisant sont des facteur de risque. Il a été démontré que l’HDL protégeait contre les maladies cardiovasculaires du fait de son rôle de transport qui favorise l’élimination du cholestérol. Si le taux de LDL-cholestérol est en excès, celui-ci se déposera au niveau des parois des artères formant ainsi des plaques d’athérome.
Un apport trop important en lipides, principalement de type saturés et trans, augmente simultanément le LDL-cholestérol et le HDL-cholestérol, tandis qu’une consommation consistante en acide gras mono et polyinsaturés serait protectrice. Ces acides gras réduiraient le taux de LDL et augmenteraient l’HDL-cholestérol. Toutefois, une étude menée pat l’université de Chicago a établit que la qualité des HDL était également à prendre en compte ; certains HDL peuvent être ainsi qualifiés de mauvais cholestérol (Scanu et Edelstein, 2008).

Ancel Keys en 1980, analysa les données de 16 études faites dans 7 pays dont le taux de mortalité dus aux maladies cardiovasculaires était différent (Japon, Italie, Grèce, Hollande, Yougoslavie, Finlande et les Etats Unis). Il en a conclu que les risques de maladies cardiovasculaires étaient associés au taux sanguin de cholestérol et que ce taux était directement lié à la consommation en acides gras saturés. D’autres études confirma ses conclusions notamment Interheart (Yusuf et al., 2004). Ainsi, les principaux risques associés à une hypercholestérolémie concernent les maladies cardiovasculaires et les maladies des artères (athérosclérose et ses conséquences : infarctus du myocarde, artérite des membres inferieurs et accidents vasculaires cérébraux).

L’athérosclérose est une condition complexe qui résulte de l’accumulation de dépôts graisseux au niveau de la paroi des artères. L’évolution de la maladie se fait en 3 étapes :

  • Plaque d’athérome : le diamètre du vaisseau diminue due au dépôt, au long terme celui-ci peut se calcifier et le vaisseau se durcit.
  • Sclérose : l’artère s’obstrue de plus en plus ce qui entraine un ralentissement du flux sanguin. Si le diagnostique se fait à ce stade, le sujet peut avoir recourt à l’angioplastie, c’est-à-dire à la pose d’un stent (9) pour prévenir l’occlusion d’une artère.
  • Thrombose : un caillot se forme, pouvant totalement obstruer l’artère et entraîner la mort du tissu en aval du point d’obstruction. Le caillot peut rester sur place ou se détacher et aller atteindre d’autres artères. Les thromboses sont à l’origine d’infarctus du myocarde (une des artères irrigant le cœur est bouchée ce qui mène à la « mort » d’une partie du muscle cardiaque), d’accident vasculaire cérébral (l’artère obstruée n’alimente plus le cerveau en sang celui va donc manquer d’oxygène) ou d’artérite des membres inférieurs pouvant mener à la gangrène.

De nombreuses études épidémiologiques ont tentées d’identifier les éléments nutritionnels responsables des maladies cardiovasculaires : les omégas 3 (Diet and Reinfarction Trial et GISSI-Prevenzione Study), le sodium et le potassium, les antioxydants (GISSI-Prevenzione Study, Cambridge Heart Antioxidant Study, et Knekt et al., 2004) ainsi que les fibres (Jenkins et al., 1993). Beaucoup d’entre elles ont examinées l’association entre régime alimentaire et risques de mortalité coronarienne dans différentes populations essentiellement chez les méditerranéens et les japonais, pour ne citer que quelques unes : Los angeles Veteran Study, Oslo Diet Heart, Hale project, DART, Lyon Diet Heart Study et Nurses’ Health Study. La conclusion de ces recherches est qu’une alimentation méditerranéenne réduirait les chances de développer une maladie cardiovasculaire. En effet, aujourd’hui ce régime est souvent préconisé en particulier chez les individus présentant des risques d’athérosclérose. Les biens fait de ce régime est accordé a l’huile d’olive riche en acide oléique (acide gras monoinsaturé, 70% de sa composition totale) et acides gras polyinsaturés. Néanmoins, les effets positifs observés lors de sa consommation sont très complexes et ne peuvent être attribuées seulement à l’huile d’olive.
Concernant l’alimentation japonaise, les bénéfices peuvent être dus à la grande consommation de soja et de ses dérivés tels que le tofu et la soupe de miso, qui remplacerait les protéines d’origine animales et ainsi diminuerait la consommation d’acides gras saturés. Les omégas 3 contenus dans les poissons gras accroissent vraisemblablement le phénomène (Sekikawa, 2008). Tout comme pour la population française, un paradoxe est toutefois observé. En effet, malgré son taux de cholestérol relativement élevé, la population japonaise connait une réduction du nombre d’individus souffrant de maladies cardiovasculaires ou ayant eu un accident vasculaire cérébral (Ueshima, 2007). La diminution de la pression artérielle et du nombre de fumeurs au sein de cette population semble en être la cause.

Par conséquent, des facteurs autres que l’alimentation sont à prendre en considération comme l’âge, le sexe, la prédisposition génétique (hypercholestérolémie familiale) et la présence d’antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire, l’existence du syndrome métabolique chez le sujet tel que l’excès pondéral, l’hypertension et le diabète, le fait de pratiquer une activité physique, les autres composants du régime alimentaire (antioxydants) et le mode de vie (consommation de cigarette et d’alcool). De plus, il a été démontré que plus un individu pratiquait une activité physique moindre était les risques que les lipides se déposent dans ses artères et/ou soient mis en réserve. Il n’est pas nécessaire de pratiquer d’intenses activités, seulement 30 minutes d’exercice d’intensité modérée (marche, jardinage, etc.) par jour serait bénéfique (Wannamethee et Shaper, 2002 ; Morris, 1994 ; et Berlin et Colditz, 1990).
Depuis 1948, l’équipe de Framingham Heart Study à Boston, aux USA, cherche à identifier les facteurs de risques des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins. Ils ont mis en place un système de score qui permet de prédire ces risques sur les dix ans à venir. Ce score prend en compte l’âge, le sexe, les taux de cholestérol total et d’HDL-cholestérol, la pression artérielle, la présence ou non de diabète chez le sujet et la consommation de cigarette.

A Stockholm, les chercheurs de l’institut Karolinska ont découvert qu’un régime alimentaire riche en cholestérol, en acides gras et en sucre pouvait avoir des répercussions sur la mémoire et le développement de la maladie d’Alzheimer (Akterin, 2008). Le cholestérol diminuerait la présence d’une protéine dans le cerveau (Arc) impliquée dans le processus de stockage de la mémoire. Combiné à d’autres facteurs ceci peut entraîner l’apparition d’Alzheimer. D’autres études ont démontrées que la structure membranaire et son statut en lipides - en particulier en cholestérol – étaient des facteurs déterminant dans l’apparition de la maladie. Néanmoins, les avis ne sont pas unanimes et l’implication exacte du cholestérol dans le développement de la maladie reste à être démontrer (Kálmán et Janka, 2005 ; et Luchsinger et Mayeux, 2004).

Un excès d’apport en acide gras comparé aux besoins de l’organisme, associé à un régime alimentaire riche en glucides à fort indice glycémique, s’accompagnera d’un stockage de ces nutriments sous forme de graisse dans les tissus adipeux. A long terme, une insulino-résistance peut en découler et même éventuellement une hyperinsulinémie (diabètes de type II).
Dans certains cas, les lipides peuvent s’accumuler dans le foie (stéatose) et provoquer des dommages cellulaires, c’est ce qu’on appelle la cirrhose. Un dérèglement du métabolisme des lipoprotéines, une infection virale (hépatite) et l’alcoolisme peuvent en être la cause.



Le cholestérol et l’alimentation


Comme nous venons de le voir, le cholestérol sanguin provient principalement des acides gras ingérés (origine endogène) et non comme on le croit souvent du cholestérol contenu dans les aliments. En effet, peu de cholestérol est présent tel quel dans les aliments. Toutefois les individus ayant un taux de cholestérol trop élevé doivent contrôler leur consommation en acides gras saturés et également limiter leurs apports quotidiens en cholestérol à 300mg. Il est également conseillé d’augmenter sa consommation de fruits, légumes et fibres solubles. En effet, les fibres solubles ont démontrés favoriser la diminution du cholestérol sanguin. L’avoine, les haricots secs, les pois, les pois chiches, les lentilles ainsi que les fruits et légumes sont de bonnes sources de telles fibres.

Néanmoins, les fibres contenus dans les fruits et légumes ont une action limitée sur la cholestérolémie. Mais augmenter leur consommation contribue à une perte de poids en limitant la consommation d’aliments riches en graisses. Ils peuvent également protéger des maladies cardiovasculaires de façon détournée notamment en fournissant des antioxydants et de l’acide folique. Certains acides gras saturés en présence de calcium (Ca) vont former dans l’intestin des complexes qui seront ensuite éliminés dans les selles. C’est pour cette raison que les acides gras contenus dans le fromage (riche en Ca) entrainent une augmentation moindre de la cholestérolémie que ceux du beurre (pauvre en Ca) (Nestel et al., 2005).
La synthèse de cholestérol se fait aux alentours de midi et lorsque les apports alimentaires sont suffisants l’organisme ne synthétisera pas de cholestérol. Il est ainsi recommandé de consommer les aliments riches en graisse plutôt le matin. Sur le long terme, cela permet de diminuer la cholestérolémie.

Les recommandations de l’Afssa concernant la consommation de matière grasse sont de 30 à 35% de l’apport énergétique total par jour chez l’adulte, dont 10% provenant des acides gras saturés, 12% des acides gras monoinsaturés et 6% des acides gras polyunsaturés (dont 0.2% d’omégas 3 et 1% d’omégas 6). Les acides gras trans quant à eux doivent être évités dans le cas échéant ils ne devraient pas excéder 2% de l’apport énergétique totale.

Les huiles, les beurres (beurre laitier, beurre de cacao ou beurre de fruit oléagineux tels que le beurre de cacahouète, d’amande, de noix de cajou etc.), la crème, les graisses d’oie et de canard, les huiles de poissons (huile de foie de morue) et le saindoux sont la source principale de lipides. Le beurre et la crème sont fabriqués à partir du lait de vache, et contiennent respectivement 82% et environ 34% (crème à 30%) de matières grasses.
Les acides gras contenu dans les huiles sont de différents types : saturés et insaturés. Les insaturés existent sous deux formes : mono ou polyinsaturés en fonction du nombre de doubles liaisons qu’ils contiennent. L’évolution des connaissances sur la composition des huiles et la façon dont elles sont assimilées par notre organisme ont rendu populaire différentes catégories d’huiles (tournesol, pépin de raisin, soja, noix, olive, etc.). Cependant, il n’existe pas d’huile idéale. Les huiles riches en acides gras polyinsaturés sont retrouvés surtout dans les huiles de maïs et de tournesol, et les mono insaturés dans l’huile d’olive. (Voir Tableau).

Composition nutritionnelle de certaine corps gras alimentaire (par 100g de produit). Source : Fredot, 2007


Il faut faire attention à la température lorsqu’on utilise les huiles pour cuisiner. En effet, certaines huiles ne peuvent pas être utilisée pour la cuisson (noix, soja, pépin de raisin, etc.) et d’autre ne peuvent être chauffée au-delà d’une certaine température (huile d’olive, tournesol, etc.). Peu importe l’huile, il ne faut excéder une température de 170°C les acides gras se dégradant pour former des acides gras saturés.

Les viandes rouges, abats et la charcuterie sont la deuxième source d’acides gras saturés et de cholestérol après les matières grasses « pures » (huiles, beurres, etc.). Les abats en contiennent une quantité important, principalement le foie et les rognons. Les viandes blanches (poulet, dinde, veau, lapin et canard) quant à elles sont plutôt pauvre en acides gras à condition de les cuisiner et les manger sans la peau.

Les produits laitiers principalement le fromage et la crème.

Les œufs, ou plus précisément leur jaune, est riche en cholestérol il est ainsi conseillé de ne pas en abuser : en consommer 3 à 4 par semaine y compris les aliments à base d’œuf tel que gâteaux, certains desserts (île flottante, crème brûlée, flan…).

L’alcool n’est pas dangereux pour le cœur lorsqu’il est consommé avec modération et il peut même réduire les risques de maladies cardiovasculaires surtout s’il s’agit de vin rouge. Toutefois, les boissons alcoolisées représentent un apport calorifique non négligeable sachant qu’1 gramme d’alcool apporte 7kcal (4kcal pour les glucides et 9kcal pour les lipides), soit environ 120kcal pour un demi de bière, entre 80 et 105kcal pour un verre de vin (150ml), 100kcal pour une dose (40ml) de whisky et 177kcal pour 80ml de gin. Donc ces boissons sont à éviter pour les sujets ayant des problèmes de poids. A noter également que si l’alcool a un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, il n’en est pas de même pour le cancer et l’hypertension.

La prévention des maladies cardiovasculaires passe donc par une réduction des apports en acides gras, principalement de type saturé, sans pour autan les bannir totalement. Les personnes ayant un taux d’acides gras normal (triglycérides, LDL, HDL) ne doivent pas exclure les aliments cités précédemment de leur alimentation. Ils doivent être inclut au sein d’une alimentation variée et équilibrée toutefois pauvre en acides gras satures.
Les acides gras satures sont surtout présents dans les aliments d’origine animale : produits laitiers (beurre, crème et fromage), viandes rouges (bœuf, agneau et porc), abats, charcuteries y compris les saucisses mais également les gâteaux et pâtisseries, la noix de coco et ses dérivés, et l’huile de palme.
Les aliments riches en acides gras insaturés sont les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, thon frais…), l’avocat, les fruits oléagineux, les graines et les huiles végétales.
On retrouve les acides gras trans dans les produits a bases huiles hydrogénées tels que certains biscuits, gâteaux et pâtisseries vendus dans le commerce ainsi que la margarine.

Utiliser différentes méthodes de cuisson permet de réduire sans trop s’en rendre compte la quantité de matière grasse consommée. Les cuissons à privilégier sont donc la vapeur, l’eau (bouillir ou pocher), le grill, le four (rôtir sans ajout de matière grasse et éliminer d’éventuel excédent de gras) ou le micro-onde.

Les stérols et stanols végétaux, que l’on retrouve dans les yaourts, margarines et autres beurres à tartiner, ont une efficacité plutôt limitée et exclusivement chez les individus ayant une hypercholestérolémie. Les personnes ne nécessitant aucun abaissement de leur cholestérolémie, en particulier les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes, ne doivent pas consommer ces produits régulièrement.



Traitement médicamenteux


Les statines sont les médicaments les plus prescrit pour réduire l’hypercholestérolémie et prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires. Ils agissent en diminuant la synthèse de cholestérol, en particulier celle s’effectuant dans le foie. Toutefois ils non aucun effet sur le taux de triglycérides sanguins. Attention la consommation de pamplemousse est à bannir lors de la prise de statine.
Les points importants à retenir sont premièrement qu’il ne faut pas exclure les lipides de notre alimentation mais plutôt les sélectionner judicieusement en privilégiant les acides gras insaturés. Deuxièmement, analysé seul, le taux de cholestérol n’est pas un bon indicateur des risques de maladies cardiovasculaires mais plutôt l’ensemble, état de santé et mode de vie du sujet, doit être pris en considération.




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