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Le cholestérol et l’alimentation
Comme nous venons de le voir, le cholestérol
sanguin provient principalement des acides gras
ingérés (origine endogène) et non comme on le
croit souvent du cholestérol contenu dans les
aliments. En effet, peu de cholestérol est
présent tel quel dans les aliments. Toutefois
les individus ayant un taux de cholestérol trop
élevé doivent contrôler leur consommation en
acides gras saturés et également limiter leurs
apports quotidiens en cholestérol à 300mg. Il
est également conseillé d’augmenter sa
consommation de fruits, légumes et fibres
solubles. En effet, les fibres solubles ont
démontrés favoriser la diminution du cholestérol
sanguin. L’avoine, les haricots secs, les pois,
les pois chiches, les lentilles ainsi que les
fruits et légumes sont de bonnes sources de
telles fibres.

Néanmoins, les fibres contenus
dans les fruits et légumes ont une action
limitée sur la cholestérolémie. Mais augmenter
leur consommation contribue à une perte de poids
en limitant la consommation d’aliments riches en
graisses. Ils peuvent également protéger des
maladies cardiovasculaires de façon détournée
notamment en fournissant des antioxydants et de
l’acide folique. Certains acides gras saturés en présence de
calcium (Ca) vont former dans l’intestin des
complexes qui seront ensuite éliminés dans les
selles. C’est pour cette raison que les acides
gras contenus dans le fromage (riche en Ca)
entrainent une augmentation moindre de la
cholestérolémie que ceux du beurre (pauvre en
Ca) (Nestel et al., 2005).
La synthèse de cholestérol se fait aux alentours
de midi et lorsque les apports alimentaires sont
suffisants l’organisme ne synthétisera pas de
cholestérol. Il est ainsi recommandé de
consommer les aliments riches en graisse plutôt
le matin. Sur le long terme, cela permet de
diminuer la cholestérolémie.
Les recommandations de l’Afssa concernant la
consommation de matière grasse sont de 30 à 35%
de l’apport énergétique total par jour chez
l’adulte, dont 10% provenant des acides gras
saturés, 12% des acides gras monoinsaturés et 6%
des acides gras polyunsaturés (dont 0.2%
d’omégas 3 et 1% d’omégas 6). Les acides gras
trans quant à eux doivent être évités dans le
cas échéant ils ne devraient pas excéder 2% de
l’apport énergétique totale.
Les huiles, les beurres (beurre laitier, beurre
de cacao ou beurre de fruit oléagineux tels que
le beurre de cacahouète, d’amande, de noix de
cajou etc.), la crème, les graisses d’oie et de
canard, les huiles de poissons (huile de foie de
morue) et le saindoux sont la source principale
de lipides. Le beurre et la crème sont fabriqués
à partir du lait de vache, et contiennent
respectivement 82% et environ 34% (crème à 30%)
de matières grasses.
Les acides gras contenu dans les huiles sont de
différents types : saturés et insaturés. Les
insaturés existent sous deux formes : mono ou
polyinsaturés en fonction du nombre de doubles
liaisons qu’ils contiennent. L’évolution des
connaissances sur la composition des huiles et
la façon dont elles sont assimilées par notre
organisme ont rendu populaire différentes
catégories d’huiles (tournesol, pépin de raisin,
soja, noix, olive, etc.). Cependant, il n’existe
pas d’huile idéale. Les huiles riches en acides
gras polyinsaturés sont retrouvés surtout dans
les huiles de maïs et de tournesol, et les mono
insaturés dans l’huile d’olive. (Voir Tableau).
Composition nutritionnelle de certaine corps
gras alimentaire (par 100g de produit). Source :
Fredot, 2007

Il faut faire attention à la température
lorsqu’on utilise les huiles pour cuisiner. En
effet, certaines huiles ne peuvent pas être
utilisée pour la cuisson (noix, soja, pépin de
raisin, etc.) et d’autre ne peuvent être
chauffée au-delà d’une certaine température
(huile d’olive, tournesol, etc.). Peu importe
l’huile, il ne faut excéder une température de
170°C les acides gras se dégradant pour former
des acides gras saturés.
Les viandes rouges, abats et la charcuterie
sont la deuxième source d’acides gras saturés et
de cholestérol après les matières grasses «
pures » (huiles, beurres, etc.). Les abats en
contiennent une quantité important,
principalement le foie et les rognons. Les
viandes blanches (poulet, dinde, veau, lapin et
canard) quant à elles sont plutôt pauvre en
acides gras à condition de les cuisiner et les
manger sans la peau.
Les produits laitiers principalement le
fromage et la crème.
Les œufs, ou plus précisément leur jaune,
est riche en cholestérol il est ainsi conseillé
de ne pas en abuser : en consommer 3 à 4 par
semaine y compris les aliments à base d’œuf tel
que gâteaux, certains desserts (île flottante,
crème brûlée, flan…).
L’alcool n’est pas dangereux pour le cœur
lorsqu’il est consommé avec modération et il
peut même réduire les risques de maladies
cardiovasculaires surtout s’il s’agit de vin
rouge. Toutefois, les boissons alcoolisées
représentent un apport calorifique non
négligeable sachant qu’1 gramme d’alcool apporte
7kcal (4kcal pour les glucides et 9kcal pour les
lipides), soit environ 120kcal pour un demi de
bière, entre 80 et 105kcal pour un verre de vin
(150ml), 100kcal pour une dose (40ml) de whisky
et 177kcal pour 80ml de gin. Donc ces boissons
sont à éviter pour les sujets ayant des
problèmes de poids. A noter également que si
l’alcool a un effet protecteur contre les
maladies cardiovasculaires, il n’en est pas de
même pour le cancer et l’hypertension.
La prévention des maladies cardiovasculaires
passe donc par une réduction des apports en
acides gras, principalement de type saturé, sans
pour autan les bannir totalement. Les personnes
ayant un taux d’acides gras normal
(triglycérides, LDL, HDL) ne doivent pas exclure
les aliments cités précédemment de leur
alimentation. Ils doivent être inclut au sein
d’une alimentation variée et équilibrée
toutefois pauvre en acides gras satures.
Les acides gras satures sont surtout présents
dans les aliments d’origine animale : produits
laitiers (beurre, crème et fromage), viandes
rouges (bœuf, agneau et porc), abats,
charcuteries y compris les saucisses mais
également les gâteaux et pâtisseries, la noix de
coco et ses dérivés, et l’huile de palme.
Les aliments riches en acides gras insaturés
sont les poissons gras (saumon, maquereau,
sardine, thon frais…), l’avocat, les fruits
oléagineux, les graines et les huiles végétales.
On retrouve les acides gras trans dans les
produits a bases huiles hydrogénées tels que
certains biscuits, gâteaux et pâtisseries vendus
dans le commerce ainsi que la margarine.
Utiliser différentes méthodes de cuisson permet
de réduire sans trop s’en rendre compte la
quantité de matière grasse consommée. Les
cuissons à privilégier sont donc la vapeur,
l’eau (bouillir ou pocher), le grill, le four
(rôtir sans ajout de matière grasse et éliminer
d’éventuel excédent de gras) ou le micro-onde.
Les stérols et stanols végétaux, que l’on
retrouve dans les yaourts, margarines et autres
beurres à tartiner, ont une efficacité plutôt
limitée et exclusivement chez les individus
ayant une hypercholestérolémie. Les personnes ne
nécessitant aucun abaissement de leur
cholestérolémie, en particulier les enfants et
les femmes enceintes ou allaitantes, ne doivent
pas consommer ces produits régulièrement.
Traitement médicamenteux
Les statines sont les médicaments les plus
prescrit pour réduire l’hypercholestérolémie et
prévenir l’apparition de maladies
cardiovasculaires. Ils agissent en diminuant la
synthèse de cholestérol, en particulier celle
s’effectuant dans le foie. Toutefois ils non
aucun effet sur le taux de triglycérides
sanguins. Attention la consommation de
pamplemousse est à bannir lors de la prise de
statine.
Les points importants à retenir sont
premièrement qu’il ne faut pas exclure les
lipides de notre alimentation mais plutôt les
sélectionner judicieusement en privilégiant les
acides gras insaturés. Deuxièmement, analysé
seul, le taux de cholestérol n’est pas un bon
indicateur des risques de maladies
cardiovasculaires mais plutôt l’ensemble, état
de santé et mode de vie du sujet, doit être pris
en considération.
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
>> Bibliographie
et annexes
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