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Il est aussi le précurseurs des
hormones stéroïdes (œstrogènes,
progestérones, androgènes tels que
les testostérones, aldostérones,
glucocorticoïdes, et minéral
corticoïdes), des acides biliaires
et de la vitamine D. Il est donc
nécessaire d’avoir des apports
continus et adéquats en cholestérol.
Le cholestérol représente environ
0,2% du poids corporel total. Il est
produit dans la plupart des tissus
(sauf tissu intestinal) mais le foie
reste le lieu principal de synthèse
(75%). Il est retrouvé également
chez les autres vertébrés,
principalement dans le foie, le
cerveau et le système nerveux mais
également dans les muscles et la
peau. Chez l’être humain, 10% des
réserves de cholestérol sont contenu
dans le sang et le foie.
Le taux de cholestérol varie
grandement entre individus dû en
grande partie au patrimoine
génétique mais aussi à l’hygiène de
vie et en particulier le régime
alimentaire. En effet, le
cholestérol peut soit être obtenue à
partir des aliments soit directement
synthétisé par l’organisme. La
quantité de cholestérol produite
quotidiennement est régulée de
manière à moduler le niveau de
cholestérol présent dans le sang. Un
trouble au sein de cette régulation,
par exemple causé par une
surconsommation de lipides, conduit
à un taux de cholestérol sanguin
trop élevé : l’hypercholestérolémie.
Le taux de cholestérol à lui seul
n’est pas suffisant pour évaluer les
risques sur la santé. La quantité de
lipoprotéines présentes dans le sang
est un indicateur plus fiable. Les
lipoprotéines sont une association
entre des protéines (apolipoprotéines)
(3) et des lipides (triglycérides,
ester de cholestérol et
phospholipides) rendant ainsi
possible leur transport. Il en
existe plusieurs types en fonction
de leur destination et de la
quantité de cholestérol qu’ils
contiennent :
●
Chylomicrons : ils
transportent les lipides
alimentaires par l’intermédiaire
de la lymphe vers les muscles et
le tissu adipeux. Ils sont
formés majoritairement de
triglycérides (entre 86 et 90% ;
cholestérol et phospholipides
regroupés 12%).
●
Very Low Density Lipoproteins
(VLDL) : : ils
sont produits par le foie et
permettent le transport des
triglycérides hépatiques vers
les muscles et le tissu adipeux.
Ils comprennent 55% de
triglycérides, 19% de
cholestérol et 18% de
phospholipides.
● Low Density
Lipoproteins (LDL) :
ils sont formés à partir des
VLDL et sont composés
principalement de cholestérol
(70%). Leur concentration est
donc une bonne estimation de la
quantité totale de cholestérol
sanguin.
● High Density
Lipoproteins (HDL) : ils
transportent l’excès de
cholestérol des tissus au foie.
Sa teneur en phospholipides est
comprise entre 30 et 35%, et en
cholestérol entre 22 et 47%.
Les apolipoprotéines (ou
apoprotéines, Apo) ont divers rôles
très importants notamment dans le
métabolisme des lipoprotéines. Elles
sont présentes à la surface des
lipoprotéines et selon leur type on
distingue :
●
ApoB48 pour les
chylomicrons
● ApoB100 principale
apolipoprotéines des VLDL et LDL
● Apo A-I et A-II pour les
HDL
Il existe également les Apo C, D et
E.
Le taux normal de cholestérol total (HDL, LDL et
VLDL) doit être inférieure à 2 g/l (ou 5,2 mmol/l).
Celui de l’HDL se situe entre 0,4 à 0,65 g/l
(1,0 à 1,65 mmol/l) chez l’homme et 0,5 à 0,8
g/l (1,3 à 2,0 mmol/l) chez la femme. Les
triglycérides, quant à eux, doivent être compris
entre 0,5 à 1,5 g/l (0,6 à 1,7 mmol/l) pour
l’homme et 0,4 à 1,6 g/l (0,45 à 1,5 mmol/l)
pour la femme. Sachez toutefois que ces valeurs
ne sont que des approximations comme elles
varient d’une source à l’autre et sont fonction
de l’âge et du sexe du sujet (si vous avez des
doutes demandez conseil à votre médecin, de
toute façon lorsque vous recevez votre bilan
lipidique le résultat est indiqué : normal, bas
ou élevé).
La digestion des lipides
Pour bien comprendre
comment le cholestérol
est synthétisé et transporté, il est
indispensable de connaître le déroulement de la
digestion des lipides. Leur digestion comprend
donc les étapes suivantes :
Digestion mécanique : brassage dans
l’estomac des aliments ingérés.
Digestion
par les sucs gastrique, intestinale et
pancréatique, et la bile. Les lipides et
certaines vitamines dites liposolubles (A, E et
K) contrairement aux glucides, protides et
vitamines hydrosolubles (B, C et acide folique)
ne sont pas soluble dans l’eau ainsi pour
réduire les grosses molécules lipidiques en plus
petites la présence de bile est nécessaire
sachant que le m ilieu intestinal est aqueux. La
bile est produite par le foie et stockée dans la
vésicule biliaire. Ce liquide jaune constitué
d’acides (les deux principaux étant l’acide
cholique et l'acide chénodésoxycholique) et de
sels biliaires, va permettre la formation de
gouttelettes de graisse (émulsion) qui
faciliteront l’activité des enzymes intervenant
dans la digestion des lipides. La bile possède
un caractère amphiphile (5) qui lui donne la
possibilité d’interagir à la fois avec des
éléments lipophiles et hydrophiles sachant que
les milieux aqueux et lipidiques ne peuvent se
mélanger (par exemple l’huile et l’eau ne
peuvent pas donner une solution homogène). Elle
va donc permettre la dissolution des graisses en
formant de micelles lipidiques (6). A ce stade, les
micelles sont constituées de triglycérides : une
molécule de glycérol à laquelle sont reliés un à
trois acides gras.
Digestion enzymatiques : les enzymes vont
permettre la dégradation des glucides, protides
et lipides. Dans le cas des lipides, ceux sont
les lipases pancréatiques qui vont briser les
liaisons entre les acides gras et la molécule de
glycérol.
Absorption par l’intestin : la membrane des entérocytes
(7), comme toutes les cellules de
l’organisme, laisse passer facilement les
molécules liposolubles puisqu’elles sont
constituées majoritairement de lipides
(phospholipides et cholestérols). Ainsi, les
molécules de glycérols et d’acides gras
traverseront sans difficulté la membrane
intestinale.
Transport : une fois la membrane de
l’intestin traversée, les molécules de glycérols
et d’acides gras reformeront des triglycérides.
Ces derniers vont être transportés jusqu’aux
muscles squelettiques et tissus adipeux via le
système lymphatique liés aux chylomicrons. En
effet, les triglycérides étant liposolubles,
comme nous venons de le voir, ces lipoprotéines
vont les solubiliser et leur permettre d’être
véhiculé dans les solutions aqueuses (lymphe,
sang et milieu intracellulaire). Les résidus de
chylomicrons vont être récupéré dans le foie et
transformer en VLDL pour ensuite gagner la
circulation sanguine.
La synthèse de cholestérol et de triglycérides
par le foie est très complexe. Ces lipides sont
produits à partir de différentes sources : les
VLDL (matières grasses d’origine intestinale
donc alimentaires), la digestion des glucides (à
partir d’acétyl CoA) et les acides gras
circulant librement dans le sang. Les LDL seront
synthétisés à partir des VLDL et permettent le
transport du cholestérol vers les différents
tissus de l’organisme.
En résumé, il existe trois voies de transport
des lipides :
●
Transport exogène, c’est-à-dire des voies
digestives vers le foie et les tissues adipeux (chylomicrons).
● Transport endogène, c’est-à-dire du foie vers
les tissus adipeux et les muscles (VLDL pour les
triglycérides et LDL pour le cholestérol).
● Transport du cholestérol des tissus
périphériques vers le foie (HDL).
(3) Apolipoprotéines
: protéine de structure permettant
l’adhésion du cholestérol au sein
des lipoprotéines, leur transport
dans l’organisme et leurs
interactions avec leur
environnement.
(4) Ester de cholestérol : c’est la
forme transportable du cholestérol,
c’est-à-dire une molécule de
cholestérol à laquelle une molécule
d’hydroxyde (OH) a été « ajoutée ».
(5) Amphiphile : comportant une
partie hydrophile (qui aime l’eau =
soluble dans l’eau) et une partie
lipophile (qui aime les corps gras =
soluble dans les corps gras).
(6) Micelle lipidique : les acides
gras s’agglomèrent pour former une
“gouttelette”.
(7) Entérocytes : cellules
intestinales.
>> Les conditions liées
à une surconsommation de lipides
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