
Pendant la grossesse, l’alimentation tient une place
décisive. Les apports nutritionnels doivent être surveillés
et adaptés non seulement après la conception mais également
avant sachant que de la conception à la naissance, les
différentes parties de l’organisme du nourrisson (les os,
les muscles, les organes, le sang et les cellules sanguines,
la peau, etc.) se forment à partir des réserves en
nutriments et de l’alimentation maternel.
Toutefois les mécanismes d’autorégulation ayant lieu chez la
femme enceinte font qu’une alimentation « normale » est
adéquate en terme de macronutriments. Les nutriments à
contrôler sont donc principalement les vitamines, minéraux
et les oligoéléments.
Avant la conception
Aucune étude scientifique n’a permit
de démontrer que certains aliments
augmentaient les chances de
concevoir, qu’il s’agisse des
pigments ou des huitres. Cependant,
des carences en certains nutriments
tels que le zinc peuvent réduire la
fertilité. Le poids corporel de la
mère avant la conception influence
grandement la croissance du fœtus de
plus l’obésité peut être dans
certains cas à l’origine
d’infertilité. Avant la conception,
comme à tout stade de la vie, il est
donc important d’avoir une
alimentation saine et variée afin de
mettre toutes les chances de son
côté pour tomber enceinte.
Le régime alimentaire doit inclure
les aliments suivants :
Au moins 5 portions de fruits
et légumes par jour en favorisant
ceux riches en acide folique
(légumes verts tels que les
brocolis, les épinards, la laitue,
les asperges et les choux ainsi que
les amandes, les cacahouètes, les
kiwis et la papaye).
Les professionnels de la santé
conseillent aux femmes ayant des
apports en acide folique faibles de
prendre un complément d’acide
folique pendant 4 semaines avant la
conception (la future maman a
intérêt à bien prévoir sa
grossesse!!!) afin de prévenir les
malformations du tube neural.
Cependant, celles qui ont une
alimentation équilibrée, en
accordance avec les recommandations
en termes de fruits et légumes mais
également de légumineuses et de
céréales complètes, n’auront pas
besoins de tels suppléments.
Les féculents, de
préférence ceux complets, à chaque
repas : pain, pâtes, riz, pommes de
terre, quinoa, millet, etc.
Les protéines : privilégier la
volaille (poulet, dinde, etc.) ainsi
que les légumineuses (lentilles,
pois et haricots secs) sachant que
ces dernières apportent également du
fer et des vitamines. Les œufs (pas
plus de 4 par semaine), le poisson
(au moins 2 portions de poisson dont
un gras par semaine), et la viande
rouge doivent être également inclut
dans le régime alimentaire.
La viande est une très bonne source
de protéines ainsi que de vitamines
et minéraux tels que le fer, le
sélénium, le zinc et les vitamines
du groupe B en particulier la
vitamine B12. Néanmoins, elle peut
être riche en acides gras saturés.
En faisant attention au type de
viande (bœuf, porc, mouton, etc.),
au morceau choisit ainsi qu’au mode
de cuisson il est possible de
réduire sa teneur en graisse. Opter
ainsi pour des viandes plutôt
maigres (cheval, veau sauf
l’escalope, morceaux de bœuf pauvre
en matières grasses par exemple le
faux-filet ou le rumsteck) et une
cuisson sans ajout de matières
grasses (rôtir, griller, pocher ou
bouillir telle que la cuisson au pot
au feu voir Recettes).
Les produits laitiers pour le
calcium : lait, yaourts (éviter les
allégés) et fromages pasteurisés.
>> Changements et difficultés rencontrées par la femme enceinte