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Adaptations nutritionnelles
>Réduire certains inconforts
Voici quelques conseils pour réduire
l’apparition des nausées et des
brûlures d’estomac :
●
Eviter les aliments épicés, gras et
ceux qui vous rend nauséeuse.
●
Manger en petites quantités mais
souvent, en favorisant les glucides
à index glycémique bas et les
protéines.
●
Eviter de boire tout en mangeant
mais étaler plutôt la prise de
fluides tout au long de la journée,
celle-ci étant généralement comprise
entre 1,5l à 2l. Les besoins
hydriques dépendent notamment du
climat et de l’activité physique.
●
Se lever doucement et éviter de
s’allonger durant au moins une
demi-heure après les repas.
●
Les nausées sont plus fréquentes en
cas de fatigue essayez donc de vous
reposer autant que possible.
Pour prévenir et réduire
l’occurrence de la constipation, il
est recommandé de :
● Manger en petites quantités mais
souvent.
● Consommer plein de fruits et
légumes.
● Boire suffisamment d’eau.
● Pratiquer une activité physique
d’intensité légère.
>Besoins en énergie et macronutriments
Comme nous venons de le voir, les
besoins en énergie restent les mêmes
en début de grossesse. Durant le
deuxième trimestre, ils connaissent
une augmentation de l’ordre de 200
kcal/jour, ce qui peut être
satisfait par l’ajout d’une
collation. Au troisième trimestre il
faut compter 400kcal supplémentaires
quotidiennement. Les meilleures
façons de fournir de l’énergie à
l’organisme de la femme enceinte est
de consommer préférentiellement les
glucides à index glycémiques bas,
ceux qui vont maintenir un taux de
glucose constant : pain complet, riz
complet, pâtes complètes, épeautre,
millet, quinoa, polenta, lentilles,
haricots secs, pois chiches, petits
pois, fèves, etc. Les protéines sont
aussi à privilégier : légumineuses,
volailles, œufs, poissons, produits
laitiers, tofu et viandes.
Les acides gras omégas 3 sont
indispensables au bon développement
neurologique et visuel du fœtus. Le
poisson, en particulier le poisson
gras, est la source principale en
ces acides gras essentiels.
Cependant, le poisson contient
parfois des polluants (mercure et
polychlorobiphényles (PCB)) et
certaines espèces tendent à
disparaitre. Ainsi, voici quelques
conseils qui vous permettront
d’avoir des apports suffisants tout
en respectant la biodiversité
marine :
●
La femme enceinte doit se limiter à
2 portions de poisson gras par
semaine.
● Eviter l’espadon et le requin (si
vous en trouver là ou vous habiter)
car se sont de gros prédateurs et
donc ils contiennent des taux de
polluants élevés.
●
Choisir des poissons pas trop
petits, qui ont eu le temps de se
reproduire
●
Diversifier votre consommation,
optez pour des espèces moins connues
mais toutes aussi bonnes.
●
Choisir les poissons et les fruits
de mers provenant de sources
raisonnablement gérées c’est-à-dire
que leur pêche ne compromette pas la
survie des espèces (voir
Annexe 1).
Pour cela renseignez vous auprès de
votre poissonnier sur l’origine des
poissons ou autres produits de la
mer qu’il a sur son étale. Si vous
acheter un poisson déjà emballer
vérifiez sa provenance ou bien
assurer vous qu’il contient le label MSC (Marine Stewardship Council) .
>Besoins en micronutriments
Les apports en vitamines du
groupe B doivent suivre les
besoins en énergie. Plus
particulièrement, la consommation de
vitamine B6 doit augmenter
proportionnellement à celle des
protéines. Cette dernière est
retrouvée dans la plupart des
aliments mais plus particulièrement
dans la viande, les céréales
complètes et les produits en
contenant, les légumes et les fruits
oléagineux
Les besoins en acides foliques et
vitamine B12 sont accrus afin de
pourvoir la production de sang et la
croissance cellulaire. Les apports
en acides foliques doivent être au
minimum égaux à 400μg par jour. Les
aliments riches en acides foliques
sont les légumes verts, les
légumineuses et les céréales
complètes. Chez les végétariennes un
supplément en vitamine B12 sera
nécessaire sachant que cette
vitamine est exclusivement d’origine
animale.
La vitamine D et le
calcium ainsi que d’autres
minéraux tels que phosphore et
magnésium sont nécessaire à la
croissance osseuse du fœtus.
L’augmentation de l’absorption du
calcium au niveau intestinal permet
de prévenir les carences à condition
que la femme soit en bonne sante et
incluse les produits laitiers dans
son alimentation. Toutefois, les
professionnels de santé recommandent
aux femmes enceintes de prendre des
suppléments en vitamines D dès le
début de la grossesse à raison de
400 UI/j sachant que l’exposition au
soleil est plutôt limitée en France.
Même si le corps de la mère s’adapte
de différentes manières pour faire
face aux besoins accrus en fer,
les réserves s’amenuisent pendant la
grossesse, d’où la nécessité d’avoir
des apports en fer suffisants et de
promouvoir son absorption autant que
possible.
Le zinc est indispensable à
la synthèse d’acide
désoxyribonucléique (ADN) et d’acide
ribonucléique (ARN) eux-mêmes
essentiels à la synthèse de
protéines et au développement
cellulaire. La viande et le poisson
sont de bonnes sources de zinc tout
comme les fruits oléagineux et les
légumineuses, la biodisponibilité de
ces derniers étant néanmoins
réduite.
>Aliments et autres facteurs
environnementaux à éviter
L’alcool doit être bannit ainsi que
la cigarette. Il est recommandé de
limiter la consommation de sel et de
caféine. De plus, la consommation de
vitamine A ne doit pas être trop
importante (inférieur à 800μg de
rétinol/jour) sachant qu’une
surconsommation accroit les risques
de fausse couche.
Du à la présence éventuelle de
bactéries (listeria, salmonelle) il
est recommandé de limiter la
consommation de certains aliments
afin d’éviter les intoxications
alimentaires :
● Les fromages non pasteurisés : ceux
à pâtes molles ou au lait cru tel
que le brie, le camembert, les bleus
et certains fromages de chèvre
● La charcuterie
● Les aliments crus ou peu cuits :
fruits de mer et coquillages, œufs
(par exemple à la coque ou poché) et
viande
Pour réduire les risques de
contamination :
● Les aliments doivent donc être
minutieusement lavés de même que les
mains et les ustensiles servant à la
préparation et la cuisson de la
viande ou du poisson cru.
Bien laver les fruits et les légumes.
● Respecter les dates de péremption.
● Eviter de garder les restes en
particuliers ceux a base de viande
ou de poisson, autrement conserver
les au réfrigérateur et consommer
les le lendemain.
● Nettoyer régulièrement le
réfrigérateur, les plans de travail
et les ustensiles qui sont en
contact direct avec la nourriture
(mixeur, batteur, etc.).
Myriam FAURE
myriamf@hotmail.co.uk
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Annexes et Bibliographie
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