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Quant aux aliments suivants, leur
consommation doit être diminuée ou
évitée :
● Les aliments riches en sucre et en
acides gras saturés
● Les aliments trop riche en vitamine
A c’est-a-dire le foie et ses
dérivés (pâté, huile de foie de
morue, etc.)
● L’alcool : si vous en buvez ne
dépasser pas 1 ou 2 unités par jour
et au maximum deux fois par
semaines. Une unité correspondant à
un demi de bière ou une mesure
d’alcool fort (vodka, whisky, gin,
etc.). Un verre de vin (175ml)
correspond à 2 unités.
● Le café.
Pour les collations au lieu de
manger une viennoiserie ou une barre
chocolatée, optez pour un ou
plusieurs fruits selon leur taille
(banane, raisins, abricots secs,
figues, orange, etc.). Si cela n’est
pas suffisant voici d’autres idées :
● Un pain complet de type Pitta
fourré avec du fromage à tartiner
(St Morêt®) ou du jambon et
éventuellement quelques feuilles de
salade ou de jeunes pousses
d’épinard avec quelques gouttes de
citron.
● Un petit bol de céréales avec du
lait demi-écrémé. Choisissez si
possible des céréales complètes
(biologiques dans l’idéale) ou de
l’avoine (voir Recettes).
● Carottes, céleris, concombres
coupés en lanières accompagné
d’houmous (voir Recettes).
● Un yaourt nature avec du miel et
des fruits secs et/ou oléagineux.
Si vous pratiquez une activité
sportive ces collations doivent
faire partie intégrante de votre
menu.
Changements physiologiques
De nombreuses modifications
physiologiques vont avoir lieu au
cours de la grossesse ce qui va
entrainer des besoins spécifiques à
cette période de la vie.
Les taux sanguins de deux hormones,
la progestérone et la relaxine, vont
augmenter graduellement. Leur rôle
est de permettre aux muscles,
ligaments et vaisseaux de
s’assouplir afin qu’ils puissent
s’étirer. Ces hormones permettent à
l’estomac, aux intestins, à la
vessie et à d’autres organes de se
déplacer et de s’accommoder au
développement du fœtus. Ces
assouplissements et étirements sont
à l’origine de la plupart des
inconforts que la femme enceinte
expérimente : saignements des
gencives, constipation, hémorroïdes,
indigestion et nausées.
La taille de l’utérus s’accroit
proportionnellement au développement
de l’embryon puis du fœtus, passant
ainsi de 100g avant la conception à
1000g au terme de la grossesse.
Le système cardiovasculaire va se
modifier. D’un point de vue
anatomique, la cavité thoracique va
changer de taille due au
grossissement de l’utérus et le cœur
va changer d’emplacement. Le rythme
et le débit cardiaque vont s’élever,
du moins au début de la grossesse.
Le volume sanguin augmente d’environ
50% pour subvenir aux besoins accrus
de la mère et du fœtus, la
composition sanguine va par
conséquent changer :
● Elévation du nombre de globules
rouges et de plaquettes.
● Diminution de la concentration en
hémoglobine, albumine, vitamines
hydrosolubles telles que la vitamine
C et les vitamines du groupe B.
● Augmentation de la teneur en
cholestérol et en vitamines
liposolubles comme les vitamines A
et E.
L’augmentation des besoins en
oxygène de la mère et de l’enfant
vont également entrainer un
changement au niveau du système
respiratoire : les échanges gazeux
vont être plus efficaces.
Le système digestif connaît
plusieurs transformations qui
peuvent affecter le statut
nutritionnel de la femme notamment
en réduisant ses apports
alimentaires. En effet, durant le
premier trimestre elle peut se
sentir nauséeuse, avoir des envies
pour certains aliments et du dégout
pour d’autres ainsi qu’avoir une
capacité réduite à sentir le goût
salé. La sécrétion des hormones
progestérone et relaxine qui
relâchent les sphincters à l’entrée
de l’estomac ainsi que la pression
exercée par le bébé au niveau de
l’appareil digestif peut être source
d’aigreurs d’estomac.
L’élévation du taux de progestérone
entraine également la relaxation des
muscles utérins réduisant la
mobilité gastro-intestinale ainsi
que l’augmentation de l’absorption
de l’eau ce qui se manifeste par de
la constipation. De plus, le bébé
qui grandit compresse les intestins
et affecte ainsi leur efficacité à
digérer.
Durant la grossesse le métabolisme
de base augmente due au
développement du fœtus. Toutefois il
n’est pas nécessaire de manger pour
deux… Pendant le premier semestre
les apports alimentaires peuvent
rester les mêmes. Le métabolisme va
s’adapter de telle façon que les
nutriments vont être plus
disponible. Avoir une alimentation
équilibrée, menant à un gain de
poids approprié, fournit en général
les vitamines et minéraux dont la
femme enceinte a besoin. Cependant,
il est actuellement recommandé de
prendre un complément d’acide
folique (1) (à raison de 400mg par
jour) les 8 premières semaines de
grossesse au cas où les apports en
cette vitamine n’ont pas été
suffisants avant la conception.
Une prise de poids convenable est
comprise entre 11,5 et 16kg lorsque
que le poids de la mère était normal
avant la conception. Si la femme est
en surpoids avant la grossesse (25<IMC
<29.9) il lui sera recommandé de
prendre entre 7 et 11.5kg et si elle
est obèse (IMC>30) entre 6 et 7kg.
Dans le cas contraire, une femme
maigre (IMC<18.5) devra prendre
entre 12,5 et 18kg durant sa
grossesse.
(1) Les légumes verts
tels que les épinards, asperges,
cresson et brocolis, les
légumineuses ainsi que le foie sont
riches en acide folique.
Difficultés parfois rencontrées
Pré-éclampsie
La pré-éclampsie ou hypertension
artérielle de grossesse (systolique
>140mmHg et/ou diastolique >90mmHg).
Le métabolisme des protéines chez
les femmes souffrant de cette
condition est anormal.
Ceci peut être évité en mangeant
assez de protéines et en réduisant
la prise de poids. Attention : en
aucun cas une femme enceinte ne doit
restreindre ses apports alimentaires
(se mettre au régime) mais elle peut
limiter sa consommation en aliments
pauvres d’un point de vue
nutritionnel (riche en gras et sucre
et pauvre en vitamines et minéraux
tels que hamburger, frites,
pâtisseries, etc.).
Diabètes gestationnel
Il est définit comme tout état
d’intolérance au glucose, de gravité
variable, révélé ou diagnostique
durant la grossesse. Cet état est
très similaire au diabète de type
II. Durant la grossesse le
métabolisme du glucose et le control
de la sécrétion d’insuline sont
modifiés. En effet, pour répondre
aux besoins en glucose (et énergie
en général) du fœtus le corps de la
femme s’adapte. D’une part, la
capacité à faire des réserves
facilement et rapidement est accrue,
ce qui se traduit par une
augmentation du nombre et de la
taille des cellules du pancréas
productrices d’insuline et donc une
augmentation de la sécrétion
d’insuline à la suite d’un repas.
D’autre part, une hormone secrétée
par le placenta, hormone lactogène
placentaire (hPL), stimule la
sécrétion d’insuline et assure un
apport stable de glucose au fœtus.
Ainsi pendant la grossesse, la
glycémie diminue.
La résistance à l’insuline -
c’est-a-dire l’augmentation de la
quantité d’insuline nécessaire pour
que le glucose entre dans la cellule
et soit utilisé par celle-ci pour
produire de l’énergie - observée
chez les patients souffrant de
diabète gestationnel est
principalement due à l’action de l’hPL.
Dans certains cas, c’est résistance
est telle qu’elle induit
l’apparition de diabètes : les
cellules du pancréas n’arrivent plus
à produire assez d’insuline pour
prévenir l’hyperglycémie.
La glycémie, taux de glucose
sanguin, varies entre + et – 0,3g/l
en fonction des apports et des
dépenses énergétiques, elle est
généralement inférieur à 1,50g/l
après un repas. A jeun la glycémie
ne doit pas dépasser 1,26g/l.
Ajuster son alimentation permet dans
la plupart des cas de supprimer ce
diabète. Avoir une alimentation
équilibrée, riche en céréales
complètes, fruits et légumes est la
clé.
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Alimentation pour la femme enceinte
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